La cuisine en 1946- pardon, l’art culinaire

economie menagereQue pensez-vous du début de l’article « cuisine » de mon cher Larousse Ménager de 1946?

 » L’enseignement de l’art culinaire doit être placé au premier rang des connaissances indispensables à une jeune fille. Ce n’est pas déchoir que de s’occuper des soins de la cuisine, préparer soi-même les mets qui seront servis sur la table familiale…; c’est, au contraire, le devoir de toute ménagère.

L’apparition régulière, à l’heure exacte fixée pour les repas, de mets variés, bien choisis, apprêtés avec soin et économie, a une influence, qui n’est pas niable, sur la santé et la bonne harmonie du ménage, c’est-à-dire sur le bonheur intérieur.

La préparation des repas est, il est vrai, une occupation absorbante, qui exige du temps; quelques femmes la simplifient par l’achat exclusif d’aliments tout préparés: charcuterie, conserves, fromages, confitures, gâteaux, ou n’exigeant qu’un minimum de soins: conserves cuisinées, bouillons et potages en paquets, etc; c’est une pratique coûteuse et nuisible: une pincée de légumes desséchés et d’extrait de viande, jetée pendant quelques minutes dans l’eau bouillante ne fournit qu’un potage peu agréable et peu nourrissant… »

Toutes en choeur: « ouh les cornes! »

18 Commentaires

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18 réponses à “La cuisine en 1946- pardon, l’art culinaire

  1. nathalie

    pour ma part, j’ai 32 ans et je n’ai jamais su cuisiner… je regrette que l’on n’apprenne plus ça en cours… (pour les filles, comme pour les garçons) ça pourrait être génial aussi d’avoir des cours pour apprendre à s’organiser quand on a 15 ou 16 ans (fin du collège)… je suis persuadée que ça serait très utile…
    le premier et le troisième paragraphe me laissent perplexe tout de même… je suis par contre tout à fait d’accord avec le deuxième paragraphe : des repas réguliers, bien préparés, à heures fixes, bien agencés, ça mets l’harmonie et ça évite la course du « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »

  2. Mélanie

    Bah….. finalement qu’est ce qu’on est en train de faire ?…. on est en train de se rendre compte que toute cette bouffe industrielle qui, certes nous fait gagner du temps, n’est pas si bonne que ça pour notre santé, l’économie et l’écologie… Maintenant il faudrait remplacer le mot « jeune fille » par « connaissances indispensables pour l’ensemble des jeunes » et « femmes » par « la plupart des gens se simplifient la vie »…
    Acheter un Thermomix pour faire des bonnes soupes et confitures maison (entre autre moultes choses), une yaourtière pour faire des bons laitages, tout est bon pour faire soi-même…. alors finalement…. on retourne en arrière ?

  3. Anonyme

    bonjour,
    et bien je dois être vieux jeu alors! ma maman était la reine des conserves et mon papa préférait le resto… du coup j’ai dû apprendre à faire la cuisine et surtout à aimer ça! mais, aujourd’hui je ne ma passerai pas de mes petits plats… habitant à la campagne, étant femme au foyer il serait pêché de ne pas manger les légumes du jardin! en ce qui concerne la viande je suis végétarienne mais pas mon homme, du coup on a réussi à trouver un compromis: il mange poulets, oie, dinde, œufs mais pareil, ça pousse dans le jardin 🙂

  4. Sylvine

    Si on veut on peut. D’abord regarder et apprendre de sa grand-mère, de sa mère. Aimer bien manger. Les livres de cuisine et même internet nous aident. Se rendre compte que tout ce qui est préparé est altéré. Il ne manque plus qu’un peu de bonne volonté. Et qu’on ne me parle pas du temps, il y a des recette simples et rapides. De plus nécessité oblige.

  5. Anonyme

    bof … pour avoir vu ma mère coincée à la maison avec des règles de toute sorte et avoir fait moi-même la cuisine en préparant tout .. non décidément, je préfère les plats cuisinés quand cela m’arrange et ceux que je surgèle quand j’ai le temps car j’adore cuisiner .. se mettre à table, pour avoir vu chez des copains des enfants qui ne se sont jamais assis à une table, oui, mais tout est question de dosage .. aucune envie de revenir à ces temps anciens ni même les évoquer car la vie de mes parents a été très dure. Réinventons nos manières (en tenant compte des enseignements de nos anciens et surtout anciennes), je préfère !
    bon retour de vacances Laurence

  6. Anfofi

    Je suis assez d’accord avec Mélanie. En fait, si on enlève le caractère sexiste du texte (qui s’adresse uniquement aux femmes), le fond est toujours vrai. Je ne dis pas un plat préparé de temps en temps pour dépanner me semble pas à exclure mais il est vrai qu’avec sce que l’on sait maintenant il parait logique de faire soit même.Après à mon avis il faut savoir vivre avec son temps et )profiter des progrès mais il faut aussi savoir prendre du recul et faire le tri dans les « progrès ». Et puis pour moi la cuisine est aussi un temps sympas à partager en famille!!!!

  7. Aujourd’hui, cela devrait être autant les jeunes garçons que les jeunes filles a apprendre l’art culinaire … personnellement je fait quasi tout moi même donc moins salé moins sucré et moins gras

  8. Sophie

    Je crois que j’ai réussi à allier modernité et authenticité : légumes du jardin, oeufs, poulets du jardin, viande d’un producteur local bio, et mon mari qui fait la cuisine divinement bien et fait également les conserves ! Pratiquement pas de produits tout faits (sauf grand rush, mais c’est quand même du tio). Bref, je n’ai pas à me plaindre! Il est vrai que je regrette de ne pas avoir appris à cuisiner (et à aimer ça) plus jenne…

  9. Sophie

    Désolée, quelques fautes de frappe : il faut lire « bio » et « plus jeune »…

  10. MA

    Les quelques mots de cet article que je retiens sont : « soin et économie » « pratique nuisible et coûteuse ». Oui, nous faisons beaucoup de choses nous-même, avec mon mari au foyer qui n’a pas peur de la cuisine, parce que nous n’avons pas un rond. Un salaire ridicule pour trois, ça fait tout juste bouillir la marmite mais pas le micro-ondes. Les plats préparés sont un luxe qu’on ne peut pas se permettre. Alors on se sort les… mains des poches et on les met à la pâte ! Ça prend certes un peu de temps. Le temps est la seule ressource dont nous disposons même si, lui aussi, nous tentons de l’économiser. Voila qui demande de l’organisation.
    Quand on n’a pas de sous, on utilise son imagination et ses mains.

  11. Anfofi

    L’avantage quand on fait soit même c’est que c’est bon (enfin quand c’est pas loupé) et qu’en plus ça rapporte une satisfaction du travail accompli (ce qui est moins le cas pour le tout prêt)
    Après de nos jour il est vrai que le temps est un luxe. Je m’amuse à dire qu’offrire du temps est déjà un très beau cadeau mais il faut constater que c’est de plus en plus vari.

  12. Rosalie

    Oh 1946 ! mon année…. A cette époque, il fallait pratiquement cuisiner pour chaque repas car pas de réfrigérateur, encore moins de congélateur. C’est deux engins nous simplifient bien la vie avec la possibilité de garder au frais quelques jours, ou de congeler et retrouver nos bons petits plats les jours de presse ou de pas envie de cuisiner. Je viens de passer deux heures (le plus long c’est peler tomates et poivrons) à préparer un énorme saladier de gaspacho, dont une grande partie sera congelée.
    De façon générale, lorsque je prépare des plats mijotés, j’en fais toujours deux ou trois fois plus que nécessaire et je congèle.
    Bien pratique aussi ces petits plats maisons tout prèts en cas de visite surprise.

  13. lil

    ‘La sante et l harmonie du menage’, ‘le bonheur interieur’, quoi… 1946!

  14. Je me mets en mode schtroumpf grognon: moi, j’aime pas cuisiner!

    Impossible de compter sur mon mari pour me remplacer aux fourneaux, nous mangerions tous les jours au choix « riz/thon en boite/salade toute prête » ou « pâtes/sauce tomate/jambon ».

    Faut dire aussi qu’avoir des oursons qui tirent la trogne quand je leur sers un coq au vin, une blanquette de veau ou un tajine de poulet, pourtant tous réussis, ça n’aide pas à aimer cuisiner!!!
    Je prépare donc des plats tout simples et rapides, à base de légumes du jardin, de légumes surgelés ou parfois, houuu la vilaine, j’utilise un bocal de ratatouille toute prête. Je fais quand même mes yaourts, mon pain (pas tout le temps) et mes pâtes maison.
    Autre chose, bizarrement chaque fois que je reçois mes plats sont ratés! A force, je finis par me rabattre sur le tout prêt! Il n’y a que mes gâteaux au chocolat qui réussissent.

  15. A l’exception du caractère sexiste de l’article, puisqu’il ne s’adresse qu’aux femmes (bon il faut recontextualiser… En 1946, même si pendant les années de guerre de nombreuses femmes avaient gagné par force un peu d’indépendance, c’est la norme dans de nombreux foyers, Madame est l’ange de la maison), tout cela me semble plein de bon sens ! Je suis très détendue et sympathique lorsque mon mari arrive à la maison est que notre fils est lavé, nourri, tranquille tandis que le repas est prêt et la maison propre. Mais je ne crache pas non plus sur un bon burger bien indigeste de temps à autre ! 😉 Femme moderne quoi.

  16. Bénédicte, vous faites vos pâtes vous-même?! Vous entendez mon admiration de là où vous êtes? Honte aux oursons grognons qui ont une maman qui sait faire ça! 😉

  17. Nuage 1962, je me demande combien de mères de garçons leur apprennent vraiment à faire la cuisine. Je ne parle pas du (mignon) gâteau au yaourt mais de la cuisine équilibrée. Parce que, d’après ce que je vois, les copains de mes filles sont plus pizza/soda que salade de tomates/mozzarella (pour faire simple).

  18. Je ne sais pas Laurence. Moi ma mère travaillait et j’ai donc apprise seule, mon ex mari avait 11 soeurs et 2 frères et tous savaient manier.le marteau comme le rouleau a pâte

    Alors mes enfants tres petits ont commencé jeune et sont du genre a explorer les nouveautés en cuisine

    Cependant, maintenant adultes ils sont surpris de voir que beaucoup de leurs amis ne mangent presque pas de fruits et encore moins de légumes. Ils préfèrent des pâtes tout préparé ou des trucs panées

    Un article écrivait que nombres de jeunes ne savaient pas que certains aliments poussaient dans la terre. Ni d’où venaient les frites etc. Cela est je pense pire que ne pas savoir cuisiné. Il y a un gros manque d’éducation sur l’ABC de l’alimentation

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