Un seul

En informatique, il y a une règle que j’aime bien : l’unicité de l’information. On évite les doublons,  tout simplement.

A quoi votre intérieur ressemblerait-il si, à chaque fois que possible, vous arriviez à vous contenter d’un seul exemplaire de chaque objet? Ah, bien sûr, ça signifie qu’il faudrait prendre son temps pour trouver « le bon » objet. Et l’utiliser jusqu’à la trame, si je peux dire.

Quelques exemples (pris de ma propre vie, vous savez que je pratique ce que je prêche):

– une seule théière (dur, quand on sait que je carbure au thé)

– une seule trousse de toilette

– une seule valise

– un seul couteau à tout faire (et de quoi l’aiguiser, évidemment)

– un seul gel douche/shampooing

– un seul sac « shopping »

– une seule bougie en cours

– un seul parapluie

– une seule montre

etc…

Ce n’est pas arrivé du jour au lendemain, mais progressivement. En éliminant objet par objet, celui qui est cassé, celui qui ne marche pas si bien, celui qui est moche au-delà du raisonnable, celui qui est finalement inutile,

  • notre maison devient plus claire,
  • on ne cherche plus,
  • ranger devient… presque inutile
  • on ne se pose plus la question du choix pour tout, ce qui peut être fatigant à la longue.

Il se peut que ce soit une démarche de la maturité, cependant.

Ainsi, lorsque je travaille avec des trentenaires, ils me semblent plus dirigés vers l’acquisition de nouveaux objets (cuisine, objets à usage culturel ou de divertissement, vêtements).

Que pensez-vous de cette aspiration à plus de simplicité? Est-ce une question de génération? Vous imaginez-vous avec moins d’objets ayant le même usage? Ou pas du tout?

 

53 Commentaires

Classé dans Bordélique?, Conseil en organisation personnelle, Désencombrer, Mon avis, Oser jeter, S'organiser à la maison

53 réponses à “Un seul

  1. Cat

    A 36 ans, Je suis exactement dans cette démarche actuellement. Sans tomber dans le minimalisme limite ‘monastique’, la simplification de mon environnement est devenu essentielle.
    Vous m’aidez beaucoup dans cette démarche.
    Merci pour vos conseils,
    Catherine

  2. Oui effectivement, j’ai l’impression que l’aspiration à la simplicité vient avec l’âge. Ou avec la sérénité ! Dans les périodes de stress, je re-accumule. Dans les périodes où je me sens bien, « un seul » me suffit !

    Pas d’accord pour le thé cependant 😉 j’aime mon Genmaïcha dans une théière en porcelaine japonaise, j’aime mon Thé aux agrumes dans une théière en fonte, etc… vraiment le goût change selon le contenant 😉

    Delphine

  3. Diogène

    C’est dépression assurée pour moi…
    On va prendre un objet (au hasard)
    Une seule montre?
    Misère…
    J’en ai une pour chaque usage.
    Je n’ai pas trouvé de montre cosmopolite.
    Et en plus ça donne un peu de piquant à la vie.

  4. Anonyme

    Je trouve cette manière de faire très pertinente pour un tat d’objets et les bénéfices sont exactement ceux que vous écrivez. Par contre, je suis en ce moment en réflexion pour l’achat de mon nouveau sac à mains (est-ce aussi un signe de maturité ? D’abord réfléchir et acheter quand on sait ce qu’on veut ?) Mais j’ai beau tourner tous les paramètres dans ma tête, je n’arrive pas à trouver LE SAC qui va pour tout. Pour donner un exemple, j’emporte mon repas au travail. Ça prend beaucoup de place. Donc soit j’ai un grand sac où je peux mettre mon repas dedans et du coup ce sac est trop grand pour la sortie cinéma. Soit je prends un sac standard et je mets mon repas dans un petit cabas à part.
    Est-ce que certaines s’en sortent avec un seul sac à mains ?

  5. Anonyme

    Bonjour Laurence,
    De mon côté je pratique « l’objet unique » depuis l’an dernier (depuis la lecture de Zero déchet de Béa Johnson) , et ça fonctionne. Il faut juste ranger l’objet toujours au même endroit pour ne pas perdre de temps à le chercher.
    Merci pour vos articles

  6. chris

    Oui, j’en rêve… mais cela reste une velléité pour l’instant !!!
    Je ne perds pas espoir… grâce à vos articles qui me remettent sur le droit chemin… au moins en pensée !!! Il faut passer à l’action et, surtout, tenir sur la durée, ce qui est le plus difficile. Merci en tout cas pour ce site qui est un bel outil de réflexion et de travail sur soi-même (avec joie et bonne humeur) !

  7. Gweny

    Un seul couteau ? Le même pour éplucher les légumes, trancher le pain et découper le rôti ?
    Une seule valise ? La même qu’on utilise lors qu’un déplacement professionnel de quelques jours et pour les grandes vacances en famille ?
    Non franchement, ce n’est pas possible ….

  8. Myriam

    Bonjour, je suis dans la même démarche. J’ai 40 ans, c’est enfin possible depuis la séparation d’avec mon compagnon qui lui avait au contraire besoin d’accumuler. Et ben, ça peut paraitre exagéré mais ne revis ! Ça peut avoir à faire avec l’age oui, mais aussi la personalité et la culture. Je lis un livre passionant (vous connaissez peut-être) qui parle de ça avec l’exemple merveilleux des japonais. Il s’agit de « l’art de la simplicité » de Dominique Loreau. Avec comme sous-titre : « Simplifier sa vie c’est l’enrichir »
    Ça a transformé ma vie et ça résonne très bien avec votre travail.

  9. marie

    Oui, on passe la première moitié de sa vie à s’équiper, donc à acheter des objets… et la seconde moitié à les trier et se désencombrer!!!

  10. Aïe, question difficile ce matin…Essayons d’être claire : sur le fond je suis entièrement d’accord avec vous. Dans la vraie vie, j’ai du mal à mettre en pratique. Prenons vos exemples : le sac shopping. Certes, un seul suffit ; mais qd on a plusieurs sacs à main (et là, non, je ne me résous pas en n’en garder qu’un), même seulement 2 mettons, et bien le constat est le suivant : il m’en faut un dans chaque sac, sinon, c’est sûr, je l’oublie !
    Le parapluie : quand je n’en avais qu’un, il n’était jamais au bon endroit, là nous en avons 3, et je suis quasi certaine d’en retrouver un là où il doit être (puisque les écureuils avec qui je vis auront pris les autres comme noisettes… si vous voyez ce que je veux dire).
    J’ai moins de mal qd même avec les vêtements : entre la lecture de votre blog et le défi 333, j’ai réussi à écrémer : une seule doudoune, une seule robe de ce style, etc, etc… Et également avec le maquillage/produits soin (bcp de place et temps de gagné d’ailleurs! )
    Donc : plutôt qu’une question de génération et de maturité, ne serais-ce pas une question de domaine ? être capable de se contenter du minimum (encore que le minimum, c’est relatif) pour les vêtement mais pas pour la cuisine / les papiers / les jouets / les parfums / etc…. ?

  11. Anonyme

    tout à fait d’accord avec Marie
    j’ai 58 ans et je suis dans le désencombrement le plus total
    si bien qu’un seul exemplaire de chaque chose me suffit largement
    sauf pour les vêtements et le linge de maison
    j’ai les livres de DOMINIQUE LOREAU
    ainsi que celui de BEA JOHNSON
    ces livres m’ont vraiment transformer et j’en suis bien contente
    je regrette simplement d’avoir perdu une bonne parti de ma vie à m’encombrer , à dépenser inutilement et perdu beaucoup de temps à ranger, chercher, nettoyer

    merci pour tous vos articles

  12. Entièrement d’accord!
    Quelqu’un a écrit dans les commentaires, on passe la première partie à acquérir des objets et la deuxième à s’en séparer…c’est tout à fait ça!
    Peut être qu’avec la maturité on a plus conscience de nos besoins réels…

  13. Thib

    Avantage non négligeable de l’unicité des objets (que j’ai adoptée): on sait que tous les objets sont en état de fonctionnement. Fini d’essayer chaque stylo, épluche-légumes, couteau qui coupe, agrafeuse ou câble USB jusqu’à trouver enfin le seul qui fonctionne correctement. Si un objet ne marche plus, je le recharge, le répare ou le remplace, et suis sûr qu’à la prochaine utilisation je n’aurai pas à me poser de questions.

  14. Janet

    Et puis vers la trentaine, quand on commence enfin à avoir un peu de moyens, après des années passées à se priver, on a tendance à acheter plus que de raison, en se disant que ça servira… et en approchant la cinquantaine, on s’aperçoit que la vie passe très vite, et on surtout envie d’éliminer les objets non essentiels qui, parce qu’il faut les gérer même quand on ne les utilise pas, font au final obstacle à notre bien-être.

  15. Pour ma part, après un déménagement catastrophique et l’arrivée de notre premier bébé dans moins d’un mois, je ne supporte plus l’accumulation. Pas pour tout (j’ai une montagne de vêtements !) mais dans la cuisine par exemple ou encore la salle de bain, je ne peux plus et régulièrement je « balance » plein de choses. Maintenant, je me pose plus de questions avant d’acheter et j’attends même après. Ce n’est pas de la pingrerie car même si je n’ai pas beaucoup de moyens, j’aime acheter des choses mais si je me retrouve à ne pas utiliser quelque chose (parce que franchement, on utilise toujours le même parapluie, le même gel douche etc…), j’ai l’impression de jeter l’argent par la fenêtre. Maintenant, quand j’ai une envie de shopping, je mets de l’argent sur mon livret A. Ca me fait le même effet (bizarre…).

  16. Nicole

    Je partage presque tous les avis, car un seul objet me paraît quand même limite extrême. J’en suis à me désencombrer, du moins j’essaie car côté montres, j’aime bcp la fantaisie ne portant presque plus de bijoux. Pour les sacs, d’une vingtaine ils m’en reste 3 de différentes tailles pour différentes occasions.. Pour les couteaux, inimaginable un seul instant de n’en avoir qu’un.. une hérésie à mon avis surtout pour quelqu’un qui cuisine beaucoup, à moins de n’avoir qu’un énorme couteau suisse ! 😉 j’accumule aussi dans les périodes de stress heureusement moins nombreuses actuellement, la retraite a un coté salvateur.. j’élimine petit à petit, je prépare chaque jour un objet obsolète ou démodé que je descends à la poubelle (cela me fait moins mal au coeur).. cela peut paraître idiot mais jeter n’était pas de ma génération alors je lutte à dose homéopathique ! et surtout j’applique scrupuleusement : un entre un sort mais là je rajoute un complément, par exemple le foulard assorti au pull et passé de mode ! (coté foulards j’ai encore à faire l’exercice) ! Merci Laurence,
    grâce à tous vos conseils, j’ai appris à ne plus culpabiliser à propos de ma procrastination maladive, je consacre entre 1/2 h et 1 h par jour pour trier ranger, supprimer, le contenant d’un tiroir ou d’une étagère parfois un peu plus si je suis bien lancée, (hier c’étaient les pulls pour voir ce que j’avais encore envie de mettre) et je dépose le reste dans un collecteur cet apm ! ce matin les papiers.. les feuilles d’automne viennent de tomber (impôts charges etc) les chèques sont faits, les enveloppes timbrées, les dates à poster notées et j’ai l’esprit libre ! plus question d’attendre la dernière minute.. cela fait un bien fou, je le reconnais (je le faisais bien au travail, mais chez moi c’était galère)
    Je m’accorde encore 2 mois pour terminer mes 3 pièces, car en janvier j’attaquerai le coté fournitures de loisirs créatifs en pleine utilisation actuellement, et ce ne sera pas une mince affaire !

  17. J’ai 25 ans et je n’aime pas avoir plusieurs fois un objet ! Ce n’est donc peut-être pas une question de génération. Ou alors je suis l’exception qui confirme la règle ^^

  18. marie

    Entièrement d’accord avec Séverine : « avec la maturité on a plus conscience de nos besoins réels… ».

  19. marie

    Non, ce n’est pas une question de génération, plus une question de maturité… qu’on peut acquérir tôt!!! D’autant plus que les préoccupations écologiques se vulgarisent, ainsi que certaines philosophies de vie plus axées sur l’être que sur l’avoir… Donc une partie de la jeunesse est plus attentive à ses besoins réels… et c’est tant mieux 😉 !

  20. Ce serait idéal d’avoir une maison avec peu de choses dedans mais juste le nécessaire. Mon compagnon vient de récupérer des affaires de ses parents décédés et cela a été la guerre pour refuser de prendre certaines choses chez moi, je me sentais envahie. Maintenant je trie les magazines dès la sortie de la boîte aux lettres et ils sont interdits de séjour. Mes papiers je commence à classer, mais mon ordinateur est un peu encombré. …

  21. JAK

    conseils judicieux à lire avant d’entreprendre tous travaux de rangement !

  22. Quelquefois (rares) c’est plus pratique de multiplier les chose pour les avoir là où on a besoin.
    – Par exemple, j’ai un parapluie chez moi qui ira dans le sac à main si le temps est franchement à la pluie; mais aussi un au bureau et un dans la voiture (je ne la prends par pour aller travailler). Ces 2 parapluies supplémentaires m’évitent de surcharger mon sac à main (et d’abîmer mon dos) pour une pluie juste éventuelle.
    – J’ai aussi des crayons/gomme/papier dans presque toutes les pièces car j’écrie toutes sortes de choses.
    – Ou des produits d’entretien dans la cuisine ET la salle de bain, pour ne pas briser un élan soudain de nettoyer le lavabo ou l’évier.

  23. Diogène

    Vous avez justement appuyé avec vos mots le point qui me semble important.
    Plus on est connaisseur ou amateur éclairé plus on a besoin d’avoir les objets qui correspondent à l’usage.
    Ca semble logique.
    On prend l’exemple du verre.
    Le banal verre qui résiste à tout est largement suffisant dans tous les cas de figure.
    Je veux savoir si une seule personne a fait du minimaliste au point où chaque membre de sa famille a le verre pour tout faire.
    On va prendre le quart en inox pour remplacer le verre (car incassable et plus grande contenance)
    Pour boire son thé, sa tisane, son café, sa bière (ses), son vin blanc, son bordeaux, son Cognac, son whisky, son ricard, son pineau, sa soupe, son champagne, son chocolat chaud, son eau, son soda…
    Alors?

  24. Anonyme

    Merci Laurence pour cette nouvelle « méthode » simple et efficace. Se poser des limites est la meilleure manière de faire le vide chez moi (surtout le « un qui rentre = un qui sort) ! Concernant la question de la maturité… j’ai 28 ans, travaille depuis 5 ans et, sans être minimaliste, cherche depuis environ 2 ans à simplifier et désencombrer. J’ai l’impression que plus le côté professionnel devient difficile (une promotion récente m’a apporté de nouvelles responsabilités, mais aussi du stress supplémentaire !), plus je ressens le besoin de simplifier et épurer mon cadre de vie privé. C’est peut-être une manière de chercher un équilibre ? J’ai les moyens de me faire plaisir, mais ma consommation deviens de plus en plus réfléchie et raisonnée. C’est sûrement une forme de maturité, mais moins une question d’âge ou de génération à mon sens.

  25. Oui, un seul rouge à lèvre pour moi qui viens d’avoir 40 ans , un seul vernis à ongle aussi (pour les pieds et seulement en été, du rouge foncé idéal pour mon teint), un seul parfum aussi. Un sac à main pour l’été de couleur clair et un noir pour l’hiver. Mais c’est vrai qu’il faut déjà bien se connaître pour en arriver là et avoir tâtonné avec des couleurs ou des fragrances qui ne vous vont pas.

  26. victoria

    Et 1 paire de chaussures ? 🙂
    Vous m’aviez surprise, Laurence, lorsque, alors que je vous demandais comment ranger les montres, vous aviez répondu n’en posséder qu’une;)

  27. Katherine

    inapplicable aux chaussures, chaussettes, gants 😀
    pas encore apte à appliquer cela…. :/ mais un jour peut-être

  28. valydelille

    bonjour à tous, je suis dubitative quant à la question de l’objet unique. parce que user un objet jusqu’à la trame ok, mais alors quid du jour où il lâchera ( sûrement un dimanche en plus). la montre … j’en ai 2 : celle de tous les jours, et celle bijou pour les fêtes et sorties. la première n’est pas du tout adaptée au second cas ( et en cas de panne de la première, j’ai la seconde en secours) d’ailleurs astuce du jour : pour les montres non digitales, pensez à désactiver la pile en tirant sur le petit bouton de mise en heure, la pile durera beaucoup plus longtemps, votre boite à bijou n’a pas besoin de savoir l’heure., je suis adepte d’avoir UN exemplaire de chaque objet dans CHAQUE endroit où j’en ai besoin. j’ai 3 aspirateurs par exemple ( vais d’ailleurs en vendre 1 puisque suis passée d’un duplex à un appartement classique) : 1 au rez de chaussée, 1 pour l’étage et 1 petit au garage pour la voiture. marre de devoir trimbaler un unique sur 3 étages, ça décourage de se lancer dans l’aspiration. j’ai aussi un kit de nettoyage pour la partie nuit qui est séparée de la partie vie et un pour la cave. pour les mêmes raisons que l’aspirateur. un parapluie dans l’entrée et dans la voiture parce que pas envie d’alourdir mon (unique) sac. les sacs shopping, j’en ai dans mon entrée et dans la voiture, on ne passe pas toujours par la maison avant d’aller faire des courses. j’ai un big sac pour le boulot, un pour le sport, toujours prêts à être emportés en une seconde. bref, oui il faut alléger sont environnement, mais il faut aussi se faciliter la vie. et moi j’ai choisi d’avoir autant de doublon/triplon que d’endroits où je les utilise.

  29. lil

    Chère Laurence, j’ai 33 ans et ca fait 2 ans que je vais vers le vide ( j’étais pourtant un profil qui jette facilement alors j’imagine chez les écureuils…) et j ai offert votre livre à une amie de mon âge, un ami de 40 et une amie de soixante ans… je crois qu’il ne s’agit pas d’une question à proprement parler generationelle mais de là où l’on en est dans sa vie…
    Depuis plus d’un an sur la toile, les blogs de couture ou de mode vivent une vague de Less is more, avec un retour aux « valeurs sûres », moins de pièces mais aussi moins d’approximation… C’ est un peu dans l’air du temps, dirait-on ?

  30. Anonyme

    Je ne suis pas sûre qu’il s’agisse d’une question de « génération » mais plutôt de mode de vie. Il y a ceux qui passé le boom de la famille (on a des enfants, donc on achète plein de choses avant de se rendre compte qu’en fait…) préfère une vie plus centrée… sur la vie que sur les objets, ceux qui étaient des enfants tellement gâtés qu’ils n’avaient pas la place de jouer avec leur jouets et qui se disent « plus jamais ça », ceux qui passent leur temps sur les routes et qui du coup apprennent à se passer de nombreuses choses. Et ceux que je n’ai pas cité. A chacun de voir midi à sa porte, comme on dit.
    Personnellement, j’ai un seul ordi, un seul sac de travail/de courses (oui, le même, parce que rien ne me satisfaisait dans les sac de travail), un seul sac à main, un seul stylo (mais un beau !), une seule brosse, un seul couteau… Et pas de parapluie (trois gouttes n’ont jamais tué personne… et mon unique manteau ayant une capuche…), pas de montre (mon portable donne l’heure… et si je n’ai pas mon portable c’est que je n’ai pas besoin d’avoir l’heure !), pas de bijoux (soit je les porte en continu, soit j’oublie de les mettre…), pas de maquillage (sinon, bonjour les yeux de panda le lendemain quand on a oublié qu’on en portait… En cas de besoin, on a toujours une copine à qui emprunter 😉 ), …
    En réfléchissant bien, on peut fonctionner avec un exemplaire de certains objets, et se passer de beaucoup d’autres. Combien d’éternels étourdis entassent les parapluies parce qu’ils en achètent chaque fois qu’il pleut (puisqu’ils n’ont pas pris le leur) et qui finalement l’oublient parce que trois gouttes n’ont jamais tué personne ? Et le sac de shopping ? Qui n’a jamais fait de courses intempestives, acheté un sac pour les porter et oublié le sac au fond d’un placard pour les prochaines ? Avec un peu d’adresse, pour des petites courses, nos deux mains et notre imagination suffisent parfois… (ou un bel homme attentionné croisé au supermarché qui sait ?)

  31. Étienne H

     » J’avais alors vingt ans, et la modernité m’est apparue comme une immense imposture.  »
    Ces paroles sont de Pierre Rabhi dans son livre « La sobriété heureuse ».
    Je pense ne pas être trop décalé avec le sujet proposé par Laurence.

  32. Valydelille, comme toujours, votre bon sens fait merveille: bien sûr qu’il faut se faciliter la vie. Les exemples que je donne dans l’article correspondent à ma vie (et donc, pas celle de tout le monde). Ainsi, je ne pourrais pas avoir qu’une paire de chaussures ni une seule paire de boucles d’oreilles. Il me faut, me semble-t-il, un peu plus de choix au quotidien.

  33. Katherine, Victoria, cette simplicité « extrême » n’est pas à recommander pour tout, mais seulement sur certains objets dont les doublons ne vous apportent ni utilité ni plaisir.

  34. Céline M, c’est très vrai. Ce sont nos essais-erreurs qui permettent d’aller vers l’exemplaire « parfait », « idéal ».

  35. Anonyme, voilà un point de vue intéressant: plus de simplicité pour plus d’équilibre…

  36. Emmanuelle

    C’est amusant : vous parlez de simplicité volontaire, là…
    Des idées à creuser… en ce qui me concerne, j’utilise vos méthodes : si ça n’a pas servi depuis un certain temps, je n’en ai pas besoin.
    Autre indice : quand on part en vacances, je dois faire dans le simple/pratique/multiusages et peu encombrant… j’applique maintenant ce genre de principe pour les achats… et pour désencombrer (mais je suis lente !!)

  37. Diogène

    Je me sens moins seul d’un coup.

    Enfin quelqu’un que je comprends…

    C’est facile que ça soit rangé quand on a rien.

    Le défi c’est de ranger quand on a plein d’affaires.
    C’est ça le challenge.

    « Ma voiture ne tombe jamais en panne. Aucun PV en plus ».
    « Génial. Tu as quoi comme voiture? »
    « Aucune ».

    Quand elles ont des problèmes de couple, j’ai peur de leur solution..

  38. Myriam

    Diogène 😉 enfin la solution aux problèmes de couple !!

  39. Luzoma

    Je ne pense pas que c’est une question d’âge. J’ai 21 ans et j’ai pris conscience récemment de la nécessité de vivre avec moins, d’apprendre à ne pas accumuler trop d’objets inutiles, lors du décès de mon grand-père. Il a collectionné beaucoup d’objets tout au long de sa vie et maintenant, ce sont aux générations suivantes, mes parents, et moi, de trier et de se débarrasser du superflu. Je suis en train d’apprendre à ne pas commettre les mêmes erreurs et à vivre avec moins. La vie est bien plus légère, débarrassée du superflu. J’applique certains de vos conseils et je parle des autres à mes parents (je vis encore avec eux). Ils n’en reviennent pas, ma chambre n’a jamais été aussi peu encombrée que depuis que je me suis mise à lire votre blog. Merci pour vos articles qui m’aident beaucoup.

  40. victoria

    Laurence, depuis que je vous lis, je me suis effectivement rendu compte qu’il n’existe pas de solution unique, valable pour tous, ni même, en toutes circonstances : ces dernières années, mes enfants ont quitté la maison les uns après les autres, dans la foulée, je suis devenue grand mère de 2 petits garçons. Ma vie a donc beaucoup changé, et certaines choses dont j’avais besoin il n’y a pas si longtemps, peuvent être superflues aujourd’hui.

  41. Mistinguette57

    bonsoir, je ne pense pas que l’age y soit pour grand chose. Et justement, je trouve que les jeunes sont plus minimalistes que notre génération, Mes enfants et leurs amis ne embarrassent pas avec du superflu. Pourquoi avoir des assiettes et des verres pour recevoir et d’autres pour tous les jours. Un couvre lit lorsqu’on a une belle housse de couette ect… et je trouve qu’ils ont bien raison, surtout depuis que je lis vos articles Laurence

  42. magda

    Eh bien ! moi, je préfère avoir tous les petits objets usuels en DOUBLE, car j’ai horreur de me retrouver tout à coup en panne (surtout quand je cuisine ou bricole).
    Qui plus est, je pense qu’en ayant toujours de quoi remplacer, çà permet de gagner du temps et de l’argent.
    On gagne du temps si c’est réparable, car on n’est plus obligé d’y remédier tout de suite, plutôt mal que bien, avec le stress de ne pas y arriver peut-être. Mais on le fera plus tard à tête reposée, pour continuer à l’avoir en double.
    On peut gagner de l’argent en n’ayant pas besoin d’acheter à la va-vite l’unique objet défaillant. Il y a, alors, le risque de ne pas le trouver rapidement avec le meilleur rapport qualité/prix et, parfois, de ne même pas pouvoir se procurer vraiment ce qu’on cherche (dans ce cas, on devra se contenter d’un pis-aller de dépannage, qui finira par encombrer).

  43. Emmanuelle

    J’aime bien la remarque de Mistinguette… nous avons hérité de toute la vaisselle de la grand-mère de l’Homme… on a des dizaines d’assiettes en faïence ancienne, et d’assiettes en porcelaine ancienne… nous utilisons le tout pour tous les jours, c’est la fête tous les jours… et pour l’instant, en 10 ans, seulement deux assiettes ont cassé (elles étaient fendues).
    Pour les enfants (3 de moins de 7 ans), on opte pour le « multi-tâches » et on évite les doublons.
    Pour le linge de maison, effectivement, on fait au plus simple : des couettes 1 place et des housses de couette 1 place pour tous, et on utilise des plaids en polaire quand on part en vacance, tels quels, comme des couettes, en fait… ces plaids servent de couvertures quand on reçoit du monde… pour les serviettes, on utilise les draps de bain pour envelopper les enfants, c’est au moins aussi bien que les capes de bain, et des serviettes classiques pour les grands… des essuie-tout lavables, qui évitent d’oublier d’en racheter, etc.

    Côté maquillage, j’ai vite compris en reprenant le boulot après la naissance de la seconde (donc avec deux enfants de moins de 2 ans) que… c’était forcément ultra-simple, voire inexistant… je ne me parfume plus depuis ma première grossesse, mes crèmes pour le corps sont un peu parfumées, et mon savon sent bon, cela suffit. Le savon sert à tout le monde, la crème fait visage et corps et sert pour les petits car elle est bio et ultra-simple en termes de composition…
    Pour les vêtements, mes enfants m’ont appris l’art de la superposition et du multi-saison/multi-températures (oui, parce que quand le 3 mois d’été va encore, ben on le met encore, en mettant dessous un collant et un sous-pull, et toc… alors pourquoi pas aussi pour certaines pièces pour adulte ?)

    c’est amusant, finalement, de voir que la démarche apparaît à différents moments de l’existence, en fonction de notre vécu : très jeune pour certains, avec l’arrivée des enfants pour d’autres… et avec le départ des enfants pour d’autres encore… ce serait intéressant de connaître le déclencheur, non ?

  44. Anna Ty.

    Moi, j’aime bien l’idée, plus on fait simple, mieux c’est…
    Bonne conseillère je suis, mauvaise faiseuse, je suis également, pourtant j’en rêve !!! de me simplifier la vie

  45. Flo

    C’est amusant de lire les commentaires. Nous n’avons vraiment pas tous la même notion de ce qui peut être possédé en unique exemplaire. Pour ma part, je n’ai pratiquement toujours eu qu’un seul sac à main (sauf vers 25 ans, j’en ai acheté un blanc pour aller à un mariage, beaucoup de mes amis se sont mariés à l’époque). Qu’une seule montre. Jamais de maquillage. Par contre, j’aurai du mal à n’avoir qu’un seul couteau de cuisine, d’ailleurs j’en ai toujours eu au moins 2 : un de cuisine, un éplucheur, et j’ai rapidement complété par un couteau à pain. Je reviens à un seul savon, un seul shampooing (mais ma fille en a un autre, et le mari n’est absolument pas prêt à prendre sa douche au savon…. ). J’aurai du mal aussi pour les gants d’hiver, j’aime bien en avoir plusieurs paires (des mitaines, des gants, et des moufles hyper chaudes, car mes mains craignent le froid, mais quand c’est possible, les mitaines sont quand même bien plus pratiques, notamment pour faire les courses)

  46. magda

    Flo dit que pour cuisiner elle aurait du mal à se contenter d’un seul couteau, et c’est bien cet exemple donné par Laurence qui m’a motivée pour écrire mon commentaire précédent.
    Je l’ai écrit sur un ton généraliste, mais en fait j’ai vécu l’expérience du manche de couteau qui se casse ! et l’aiguiseur sera alors de peu de secours.
    C’est bien pourquoi je pense qu’il vaut mieux en avoir DEUX (par contre je n’ai pas d’éplucheur car j’arrive très bien à éplucher sans).

  47. je suis bordélique, mais je n’ai pas l’accumulation d’objet. je n’aime pas ce qui ne sert a rien. donc je serais plutot d’accord avec ta manière de penser. je m’oriente vers le minimalisme, et c’est une piste à explorer

  48. Tonia

    Chère Laurence ! j’adore votre blog si bien présenté et où on y trouve tellement de remarques pertinentes qui boostent la motivation de s’améliorer. Mais ce titre de « Un seul » me chiffonne car, depuis de nombreuses années, je suis une adepte du rangement éclaté.

    J’avais lu cette méthode dans un magazine : la recommandation était de placer les outils qu’on utilise le plus souvent en un endroit dans ce même lieu et d’en répartir autant que nécessaire dans chaque emplacement où ils auront un usage; par exemple : les ciseaux servent pour cuisiner, coudre, réaliser un pansement et, par conséquent, on en rangera une paire dans la cuisine, une autre dans la pièce où on a l’habitude de coudre et encore une autre dans la salle de bain.
    D’ailleurs, à notre époque, on trouve les objets de consommation courante assez souvent vendus par lot et non pas à l’unité. Alors, il suffit de les destiner, un par un, à une pièce où ils seront utiles; et, en continuant avec l’exemple des ciseaux, on peut choisir les gros pour la cuisine, les moyens pour la salle de séjour et les petits pour la salle de bain.
    Il s’agit de se faciliter la vie en mettant, autant que possible, tout ce dont on aura besoin à portée de la main.

    Merci pour tout et bonne continuation.

  49. julie

    alors un seul couteau, ça ne va pas avec le reste de la logique d’organisation en général, qui veut que l’on cuisine à plusieurs (en famille par exemple…) pour gagner du temps, et de l’espace mental. Pour le reste, pourquoi pas!

  50. Laure

    Difficile effectivement de faire une généralité, selon que l’on vit seul, a deux, a plusieurs, en appartement, en maison…Quand on est le ou la seul(e) organisé(e) dans une famille de bordéliques et/ou accumulateur, on peut baisser les bras très rapidement…Et même en se limitant soit même (comme moi par exemple…) a effectivement ne garder que ce que j’utilise réellement (un seul sac a main etc etc…) on se rend compte que la « place » que l’on récupère, est immédiatement investie par le bazar des autres, décourageant….
    Le sous sol par exemple est un chantier perpétuel, j’ai beau tenter de vider, jeter trier plusieurs fois par an, c’est toujours l’enfer.
    Mon conjoint garde tout (l’ancien portail en bois désossé peut toujours servir a autre chose…)il a littéralement envahi le garage, ou il n’est plus possible de garer une voiture, mes enfants sont foutoirs au possible, même en tentant de faire le vide quand ils ne sont pas la, cela revient a une vitesse monstre…Le bureau de mon conjoint est une pièce ou ne ne mets plus les pieds, ce n’est qu’entassement de paperasses (a faire, a trier, a garder pour plus tard etc…) donc mon champ d’action est réduit.
    Je lutte pour garder la cuisine, les sanitaires, les pièces de vie en ordre et c’est épuisant. Je ne parlerais même pas du grenier, ou s’entassent des cartons vides (des fois qu’il faille renvoyer un truc…), des cartons pleins de vieilleries (combinaisons de ski datant de plus de 15 ans….) mais qu’il est hors de question de jeter…
    Donc j’en suis réduite a devoir effectuer des vidages éclairs en douce, en priant que mon conjoint n’ouvre pas la poubelle.

  51. Julie, bien sûr, il faut adapter. Cet article sert juste à faire prendre conscience des excès dans lesquels on tombe parfois…

  52. Cecile

    A la lecture de tous ces commentaires, je pense aussi qu’on est tiraillé entre deux cheminements qui ont chacun leur logique :

    1) Aire du desencombrement : un esprit zen dans un univers épuré ou tout a SA place , tout est rangé, reposant etc… bref on liquide, on brade !

    2) Aire de l’antigaspillage : non a l’usage unique ! on doit garder les objets dans la perspective de les reutiliser plus tard ! NON on ne doit pas jeter la combi de ski du 12 ans qui n’a servi qu’une semaine, on doit la garder pour quand le petit de 2 ans aura l’age de la porter … Inutile de surconsommer et de racheter dans 10 ans ce qu’on a actuellement … et donc on stocke pour 10 ans ….

    Et voila qu’on se met donc a osciller entre « je me debarasse de tout ce qui ne me sert plus » et « je garde pour plus tard » (habits du petit pour le grand, vaisselle pour le grand qui risque de partir d’ici 2 ans faire ses etudes, etc etc etc…) Difficile de trouver le juste milieu entre ces deux courants de pensée qui me semble chacun très raisonnables !

  53. Cecile

    Ere et non pas Aire !
    Oh la la j’aurais du relire désolée! :-\

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