Appel à contribution: enseignant + Ecureuil, équation compliquée?

Photo de Julia M Cameron

Klm79 me dit : « J’aimerais un article très spécifique concernant mon métier d’enseignant où travaillant beaucoup à la maison, mes archives, cours livres débordent sur le reste de mon espace vital…et depuis le temps il y a matière…
Comment faire pour dépasser ce coté « j’ai peur que ce doc me manque » ?, « et si j’en ai besoin? » ou « il y a des choses bien la dedans…, j’y ai travaillé, …. ce serait dommage de le jeter,….. ça pourrait encore me servir? » et tout s’empile, s’accumule depuis des années…
Merci pour vos messages qui me font avancer dans ma réflexion … »

Vous comprenez pourquoi je fais appel à vous, si vous êtes enseignant(es), chers lecteurs.*

Il y a quelque temps, Pistouche avait gentiment partagé avec nous son organisation de professeur (merci beaucoup). Elle y parlait entre autres de son rapport aux documents. Sans doute avez-vous vos propres astuces pour compléter celles de Pistouche afin de répondre à Klm79?

*Aparte grammatical: zut pour l’écriture inclusive. Je devrais écrire: lecteur.trice(s), mais je lis vite et les points plus les parenthèses au milieu des mots perturbent ma compréhension. Je suis la seule?

Aparte sémantique: comment ça, écureuil? Qu’est-ce qu’elle veut dire la dame du blog? se demandent les nouveaux venus…

15 Commentaires

Classé dans Apprendre à s'organiser, Astuces pour s'organiser, Comment mieux s'organiser, Comment s'organiser au travail

15 réponses à “Appel à contribution: enseignant + Ecureuil, équation compliquée?

  1. Cathie

    Bonjour Laurence,
    La page « organisation de professeur » n’est pas en libre accès.
    Au plaisir de continuer à vous lire 🙂

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  2. Merci Cathie, je corrige de suite 😉

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  3. julie

    alors moi je fais un maximum de’ travail à l’école, pour éviter cet écueil justement! à la maison je réserve uniquement le travail sur ordi. Je suis en CP.

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  4. paquita

    Bonjour Laurence,
    « *Aparté grammatical: zut pour l’écriture inclusive. Je devrais écrire: lecteur.trice(s), mais je lis vite et les points plus les parenthèses au milieu des mots perturbent ma compréhension. Je suis la seule? »
    Rassurez-vous, vous n’êtes pas la seule !
    Pas besoin de l’écriture inclusive qui est illisible. Les règles de la grammaire française sont bien faites. Il y a une convention : c’est le masculin qui l’emporte . Rien de « machiste » dans tout ça. Pas de supériorité masculine sous-entendue dans cette règle.
    Comme vous avez sans doute plus de lectrices que de lecteurs , vous auriez pu écrire : « chers lecteurs, chères lectrices ». Mais ça alourdit la phrase. » Chers lecteurs » convient parfaitement…
    Je suis écureuil + enseignante retraitée (j’ai été professeur d’espagnol en collège et lycée)…mon cas est désespéré 🙂
    Si je vous disais que j’ai encore quelques copies de devoirs que j’ai faits quand j’étais en 3ème, au siècle dernier, un grand nombre de cours que j’ai rédigés pour mes élèves, et des dizaines d’ouvrages que je n’ouvre jamais.
    Je les ai gardés au cas où cela pourrait servir à l’un de mes petits-enfants.
    J’ai hâte de lire les autres commentaires.
    Bonne journée!

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  5. Filo

    Ah Laurence, comme je vous remercie de votre écriture non inclusive! Je trouve c’est tout bonnement « illisible »……et quelquefois incompréhensible, ce qui est quand même assez gênant!
    Pour les astuces, n’étant pas de la partie, je passe mon tour!

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  6. Magali

    Bonjour, je suis enseignante en primaire et j’ai commencé à travailler avant le développement d’internet (presque au siècle dernier aussi 😅) au temps où les ressources étaient sur papier.
    J’essaie de jeter au maximum sinon je suis envahie. Si je peux retrouver facilement une référence sur internet, je jette ; si le document me semble dépassé, je jette. Si seule une partie m’intéresse, je numérise.
    J’ai un gros classeur à anneau par thème (pour moi, français, math, histoire etc) et si ça dépasse je purge.
    Je n’ai pas fini mais je soigne mon écureuillite . On recrée sans cesse de nouvelles documents pour les adapter aux besoins des élèves, ne nous enterrons sous les « au cas où ».
    Bon courage à vous

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  7. Véronique

    Bonjour,
    C’est un récent déménagement qui m’a fait faire le vide dans mes cours. Et il reste encore beaucoup à faire. Il est finalement assez rare en lycée professionnel que je réutilise quelque chose car je dois changer sans arrêt le contenu ou la présentation : il faut des contenus très attractifs aujourd’hui, avec des phrases simples, des activités très découpées et puis je retrouve seulement un même niveau de classe tous les 3 ans avec des disciplines différentes, des collègues différents qui vont avoir une progression différente et encore quand il n’y a pas une réforme qui passe.
    Donc, aujourd’hui je ne garde qu’une version papier du corrigé, cela divise par deux le volume et le poids. Quand aux manuels j’en ai jeté qui avaient 15 ans, mais passé 5 ans ils ne sont plus d’actualité.
    Je stocke évidemment sur ordinateur, mais j’ai tellement de contenus que la recherche est souvent plus facile dans des classeurs. Mon défaut est de garder plusieurs versions du même travail. Prochain objectif : supprimer les versions en double !
    L’achat d’un scan est primordial.
    Jeter est difficile surtout quand on a passé beaucoup de temps en préparation et que ce travail n’a servi qu’une seule fois. J’ai encore des cours que j’ai construit il y a 17 ans pour des bts quand j’étais vacataire, alors que depuis 15 ans, avec l’obtention du concours, il m’est interdit de donner des cours en bts…

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  8. @tous: un grand merci pour vos contributions, chères enseignantes.

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  9. julie

    bonjour, à propos de l’écriture inclusive en ce qui me concerne c’est une question d’habitude : à force de lire des articles qui l’utilisent, je suis totalement habituée et j’ai intégré ce code, comme on intègre la signification des italiques ou des citations dans un texte. Après, je ne parle que pour moi.

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  10. Lili

    Bonjour,
    J’ai enseigné de la toute-petite section au CM2, en passant par le spécialisé… 20 ans d’expérience. 12 mètres d’étagères bien remplies.
    Ce que je garde le moins, ce sont les manuels : ils se démodent vite, et se retrouvent facilement si besoin. Donc, à part quelques basiques que j’avais annoté, je les donne.
    Reste… tout le reste…
    J’utilise peu mes archives scannées car c’est très laborieux d’aller chercher dans l’ordi. Une fois le document ouvert, je vois qu’il ne correspond pas vraiment au besoin de ma nouvelle classe, j’ouvre un autre document, qui n’est pas mieux, et ainsi de suite jusqu’à ce que je me retrouve à devoir prendre le temps de mettre en page un document adapté.
    Les ressources internet sont intéressantes, mais il faut beaucoup chercher pour trouver des docs exploitables car ils sont rarement utilisables directement en classe. Les manuels sont souvent mieux faits. C’est chronophage l’internet.
    Il m’a fallu plusieurs années pour apprendre à me constituer des archives réutilisables plus tard.
    Je ne garde plus les exercices d’entraînement en maths et en français, on en trouve très facilement dans les manuels. Quand je change de classe, je préfère suivre le manuel et ajouter quelques raffinement si besoin à partir d’autres manuels.
    Mon classement papier est principalement par cycle et par matière.
    J’ai plein de gros classeurs,dans lesquels les fichiers photocopiables sont rangés chacun dans une seule pochette plastique (environ 30 pages). Quand je change de niveau, je sors les classeurs qui pourront me servir dans l’année, le reste dort à la cave. Si j’utilise régulièrement un des fichiers photocopiables, je le range temporairement dans une pochette cartonnée, pour pouvoir le consulter ou alors je lui fait un petit classeur souple avec des pochettes plastiques (ex : le calcul mental quotidien).
    Je n’archive plus feuille par feuille dans des pochettes plastiques, c’est long à ranger, coûteux, ça prend plus de place et toucher du plastique toute la journée, c’est bof pour la santé.
    L’anglais nécessite du petit matériel, alors je le range dans des grosses boîtes à archives en carton bien costaud.
    Les supports audio (musique, anglais et EPS) restent sur CD, parce que je n’ai jamais eu le courage de créer une version numérique de tous mes documents. Je ne les transporte pas toujours, il m’arrive de faire une clé USB provisoire pour l’école.
    A la fin de l’année, j’essaye de garder un exemplaire de cahier de leçon de français et de maths, pareil pour les sciences et l’histoire-géo, ça me fait une bonne base pour l’année suivante.
    Je n’archive pas les projets, seulement le produit fini (ex : le recueil de photos réalisé par les élèves).
    Donner ou jeter ? ça m’arrive lorsque je tombe sur un très vieux document mal imprimé d’il y a 20 ans ou que cela fait 3 ans que je traite ce thème sans jamais utiliser ce document-là.
    L’air de rien, l’expérience m’a permis de beaucoup épurer. Le volume est important, mais cela me convient, c’est du confort pour le futur.

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  11. Floconnette

    Pas de solutions miracles pour l’entassement des documents à proposer malheureusement … pour les manuels je vire les anciens à chaque réforme ça fait de la place … Mes résolutions de ne garder que 2 ans de version papier de mes cours n’ont pas tenu le coup face aux changements d’établissements et de niveaux et quelques gros bugs informatiques m’ont fait garder une version papier de certaines choses.

    Pour l’écriture inclusive, je suis comme vous Laurence, je lis très vite aussi et cela me gène vraiment, mon cerveau ne comprenant plus la ponctuation de la phrase (cela me fait le même effet sur certaines grosses fautes d’orthographe de mes élèves : mon cerveau « bugue » car la lecture n’est plus fluide et automatique …)

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  12. Prof en secondaire.
    J’ai rarement eu deux années de suite un même niveau, les programmes qui changent sans arrêt, mes méthodes qui évoluent, les classes aussi qui évoluent => après quelques année d’exercice, je constate que mon premier classeur qui se nomme « Terminale S – programme 2012 » ne m’a jamais resservi les années après, et ne resservira jamais puisque tout a changé au lycée. Donc je ne garde plus rien. De plus je ne me rappelle pas bien ce qu’il y a dedans donc je ne risque pas de me dire un jour « ah mais telle année j’avais tel document, dommage, je l’ai jeté ». Et comme beaucoup de choses sortent de mon ordi je pourrai de toute façon en retrouver une trace sur mon disque dur externe.
    Pensée pour une personne de ma famille qui a encore des cours papier des années 80 qui prennent tranquillement la poussière sur des étagères débordantes 😀

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  13. Clairesoizic, merci pour votre témoignage. J’aime particulièrement « de plus, je ne me rappelle pas bien ce qu’il y a dedans ». Eh oui…;)

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  14. Ecureuil grec

    Bonjour,

    Je suis professeur de lettres classiques en lycée et écureuil, je comprends bien le problème de Klm79!

    J’ai une armoire remplie de gros classeurs étiquetés avec des documents plutôt bien triés. Tous mes classeurs professionnels doivent tenir dedans. Comme une année scolaire me remplit trois-quatre classeurs, ça me demande déjà une sacrée discipline pour trier et éliminer! A un moment, j’avais décidé de ne garder que la version numérique des documents, mais à l’usage, ce n’est pas toujours pratique, ça m’oblige parfois à réimprimer (mais je suppose que ça dépend des gens). Il y a plein de choses que je n’ai pas réutilisées, c’est vrai, mais parfois, c’est très appréciable de retrouver certains textes ou exercices ou certains cours pour soi ou pour rendre service à un collègue. Je ne laisse plus rien archivé à la cave, c’est la garantie que ça ne sera pas utilisé en ce qui me concerne.

    J’ai aussi deux étagères remplies de manuels scolaires, j’épure après chaque réforme ou chaque nouvel arrivage: tout doit rentrer!. Avec un peu de recul, je garde les manuels que je trouve bons, ceux qui sont mauvais à mes yeux, je n’ai plus (trop) de scrupule à les jeter. Mais il faut bien dire que nous sommes noyés sous les spécimens et que la quantité ne fait pas la qualité.

    Ce qui m’aide aussi à me débarrasser de cours ou de manuels (valables!), ce sont les collègues débutants – grâce leur soit rendue! – à qui je donne sans hésitation ce dont je n’osais pas me délester depuis des années. Je pense que j’en ai encore trop: le tri est tellement astreignant parfois que j’ai souvent été tentée de jeter tous mes cours, et il n’est pas certain que ça aurait été dramatique: l’essentiel est dans ma tête, non? (et dans mon ordinateur aussi…

    Mais mon vrai problème, ce sont plutôt les livres que j’achète pour préparer mes cours, de nouvelles oeuvres à étudier, des oeuvres que j’ai déjà mais dans une nouvelle traduction (ce doit être une lubie de professeur de langues, anciennes ou pas, que de lire la même oeuvre en langue originale et aussi dans diverses traductions), ou une édition imposée, les ouvrages de spécialistes, les dictionnaires, diverses grammaires, les catalogues d’exposition achetés pour préparer une sortie au musée, certains manuels anciens qui sont des trésors (Laurence, vous qui feuilletez avec délectation le manuel de la ménagère de 1926, vous me comprenez?), etc. L’intérêt de ces livres-là dépasse le cadre professionnel, pas question de m’en séparer, alors ils s’accumulent de sorte que parfois, au début de l’été, moment du grand désencombrement annuel, j’erre dans ma maison à la recherche d’un recoin pour une nouvelle étagère…

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  15. Ecureuil grec, votre commentaire me parle d’autant plus qu’il faudrait me passer sur le corps pour m’enlever mon Anabase de Xenophon en ruine (même si j’ai sérieusement perdu la main ;)). Comme nous pratiquons plusieurs langues ici, nous avons aussi des oeuvres en deux exemplaires…Bref. Votre idée de contingenter les manuels scolaires en leur allouant une place fixe est excellente. Après, il conviendrait peut-être d’organiser vos « noisettes » en trois catégories: une « utilitaire éprouvée » disons, la deuxième  » à explorer » (non encore lus) et la troisième « franchement souvenir » (catalogue d’exposition, par exemple). En les regroupant par usage, vous mettriez mieux en évidence si la situation encombrée vient d’un excès de gourmandise (les amateurs de lecture me comprennent) ou de nostalgie. Qu’en pensez-vous?

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