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S’organiser pour prendre soin de ce que l’on possède

vwPrendre soin de ce qu’on possède. Pourquoi est-ce important? Parce que:

– une négligence peut être dangereuse pour soi ou les autres

– une absence de planification ou un choix fait à la va-vite peut entraîner des coûts supplémentaires

– c’est plus facile, rapide et efficace de prendre des mesures avant la catastrophe que pendant.

Je sais, c’est du bon sens, mais j’ai mis des années à « percuter » dans certains domaines. Alors, si je peux vous éviter les mêmes erreurs…

1- Notre corps

J’ai déjà eu l’occasion d’en parler ici: notre corps est important. Plus que ça: son bon fonctionnement est indispensable à une vie réussie.

En matière d’organisation de votre santé, il s’agit de planifier. Ne passez pas à la trappe vos contrôles de vue, prises de sang, mammographies et autres. Bien que mon ordonnance de prise de sang voyage dans mon sac à main depuis quelques semaines, parce que je déteste sortir de chez moi à jeun (je sais, c’est bête), je sais que je vais tout de même y aller. D’autres détestent aller chez tel ou tel spécialiste pour des raisons tout aussi peu valables que les miennes.  Mais, dans tous les cas, il vaut mieux ne pas trop repousser.

La plupart des soucis de santé, pris à temps, ont toutes les chances d’être soignés facilement et à moindre frais. A vos agendas.

2- Notre corps-bis

Fruits et légumes de saison, céréales complètes, huiles végétales de bonne qualité… tout n’est pas bon marché parmi ce qu’on devrait manger pour bien se porter. Mais allez voir les vidéos des conférences du professeur Joyeux et laissez-le vous expliquer comment on fabrique une maladie de longue durée à partir de ses habitudes de vie.

En faisant des choix judicieux, en planifiant ses menus et restant le nez collé sur notre liste de courses, on peut se nourrir de façon saine pour le même budget nourriture. Essayez. Les bénéfices à long terme n’ont pas de prix.

3- Notre voiture

Une révision passée à la trappe, des pneus bas de gamme, le contrôle du niveau d’huile oublié… ce sont des coûts à l’horizon. Dans ma folle jeunesse, j’ai ainsi tué sous moi ma Coccinelle (la même que sur la photo, là-haut – soupir) faute d’avoir mis un peu d’huile moteur régulièrement. Pas très malin. Entretemps, mon manque d’attention à l’aspect sécurité a dû faire de moi un danger potentiel sur la route. J’en frémis rétrospectivement.

Je mentionne en passant que si vous voulez revendre votre véhicule, il vaut mieux qu’il soit en bon état. Moi, je n’ai pas pu la revendre, ma première voiture. Alors, ça y est? je vous ai convaincu(e) d’inscrire « vérifier niveau d’huile et pression des pneus » sur votre agenda?

4- Notre maison

Dégâts des eaux pas vraiment réparé, jardin laissé en friche, robinets qui fuient doucement, appareils ménagers non entretenus, tout cela dégrade lentement la valeur de votre sweet home. Et risque de vous coûter bien plus cher à la longue que ce que vous croyez.

En planifiant les travaux d’entretien de façon à les étaler dans le temps et les réaliser au moment propice, vous économisez de l’argent et gérez votre énergie. Car tout le monde n’a pas la chance de participer à une émission de home staging pour rattraper en une semaine des années d’inaction.

Concrètement, écrire « faire un lavage à vide à température maximum pour lave-vaisselle et lave-linge avec produit adapté* », ce n’est pas très compliqué et ça vous économisera des sommes pharaoniques en réparation.

Là encore, en cas de revente ou de fin de location, il vaut mieux que votre logement ne donne pas trop lieu à négociations. Personnellement, j’ai déjà planifié la remise en état de mes bords de fenêtres l’année prochaine (maintenant que je sais comment faire)!

 Vous avez d’autres situations où votre organisation vous a permis d’échapper à une grosse dépense ou un pépin? Partagez donc dans les commentaires.

* avec des cristaux de soude, du vinaigre d’alcool, ou du bicarbonate de soude, par exemple

Mise à jour lundi 6 octobre: ça y est,  grâce à cet article, j’ai eu le courage (faut pas exagérer, Laurence!) d’aller me faire piquer.  Avec deux conséquences sympathiques: 1) S’engager sur un blog reste un bon moyen de se pousser à l’action. 2) J’ai appris que « si tout le monde avait des veines comme les vôtres, p* » est un compliment.

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Budget: le vrai prix de votre travail

Si je vous demande combien vous gagnez, vous savez me répondre rapidement. Mais si je vous demande combien vous rapporte votre travail? C’est-à-dire combien d’argent reste vraiment dans votre poche?

Mais Laurence, vous étonnez-vous mezzo voce, c’est la même chose, non?

Eh non. Travailler a un coût. Et on le sous-estime souvent. Je vous montre?

Pour pouvoir travailler, il vous faut:

– un mode de déplacement, carte d’abonnement aux transports, voiture (incluez essence, assurance, révisions)…

– un mode de garde si vos enfants sont petits.
Ajoutez la baby-sitter après l’école si besoin. Ou le centre de loisir le mercredi.

– des vêtements décents et… raisonnablement à la mode et variés.
Je parie que vous ne vous habillez pas en semaine comme le week-end. Et que vous n’aimez guère porter deux jours de suite la même tenue

– un rendez-vous régulier chez le coiffeur. On ne peut pas toujours se contenter d’une ‘tite barrette/chouchou pour être présentable au bureau

– un repas le midi. Même à la cantine, ce n’est pas gratuit. C’est en tout cas plus cher que ce que vous cuisineriez vous-même

– des plats cuisinés/surgelés/à emporter parce que, le soir, vous n’avez ni le temps ni l’énergie de faire à manger

– des distractions reposantes: série TV, jeux vidéos… pour vous remettre de vos longues et pénibles journées de travail

– des vacances, pour la même raison

Imaginons que vous inscriviez vos propres chiffres  en face de chacune de ces dépenses, induites par le fait que vous travaillez. Et imaginons que vous en fassiez l’addition. Puis soustrayez ce montant du salaire indiqué sur vos feuilles de paie.

Eh bien, c’est cela que vous rapporte votre travail.

Certaines ont fait le calcul: c’est négatif. Autrement dit, travailler leur coûte de l’argent.

Et vous, avez-vous fait ce calcul? Qu’est-ce que ça donne? Avez-vous choisi votre activité professionnelle en tenant compte de ces « dépenses cachées »? Qu’avez-vous mis en place pour rendre votre job plus »rentable »?

 

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Casse-tête du jour: le remboursement des soins de santé

Qu’est-ce qu’on s’emmêle dans nos soins de santé!

Et que je t’envoie un devis pour demande de prise en charge.

Et que je te pointe le remboursement de la sécu.

Et que j’oublie de pointer celui de la mutuelle qui ne rembourse les frais d’orthodontie qu’au bout de 6 mois… Horreur!

Bon, la carte Vitale, en France, nous a tout de même allégé tout ça.

N’empêche, ce n’est pas toujours simple.

Si vous êtes attentifs à votre budget, je vous propose de fabriquer un tableau avec un tableur (ou à la main, si vous préférez).

Il vous faut 8 colonnes:

  • colonne 1: la date des soins
  • colonne 2: la personne du foyer qui est concernée
  • colonne 3: le descriptif des soins
  • colonne 4: le montant des dépenses
  • colonne 5: le montant du remboursement de la sécurité sociale (à saisir au moment où il intervient)
  • colonne 6: le montant remboursé par la mutuelle
  • colonne 7: la somme des colonnes 5 et 6 (TOTAL, donc)
  • colonne 8: le solde (ce qui reste à votre charge).

Pas besoin d’être un génie des maths pour tenir ce tableau à jour: juste des additions et des soustractions.

Après, si vous voulez comparer le montant des dépenses de santé avec le montant que votre mutuelle vous prélève… et éventuellement constater qu’il vaudrait peut-être mieux mettre cette somme sur un compte qui rapporte tant qu’aucun coup dur ne se présente… à vous de voir.

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Question des lecteurs: Que faire des tickets de caisse et de carte bleue?

Via l’ASPTT de Clermont

Catherine me demande : « que faire des tickets de caisses et de cartes bleues? Ils encombrent mon porte feuille, mon sac à main, se décolorent, certains sont parait-il toxiques… Je sais qu’il ne faut pas les jeter pour si éventuellement il y a un problème, mais lequel? cela ne m’est jamais arrivé… Bref, ils finissent souvent dans une boîte que je retrouve longtemps après et je les brûle ou les jette selon l’humeur! »

D’abord séparons les tickets de caisse des « facturettes ».

Les tickets de caisse

Pour les achats de valeur ou assortis d’une garantie, on voit bien l’intérêt de conserver les tickets de caisse. En cas de vol ou de panne, ces tickets vous seront fort utiles.

Veillez toutefois à vérifier que vous savez bien de quoi il s’agit. Les références de magasin ne sont parfois pas très compréhensibles par le commun des mortels. Ainsi  » Philips FGXT68BJ » un an après… comment dire… ce n’est plus très clair. N’hésitez pas à écrire dessus « tondeuse » par exemple.

Cependant, inutile de les garder à vie pour les appareils électroménagers: passée la date limite de garantie, cela ne sert plus à grand chose.

Conservez les tickets de caisse de vêtements, en cas d’échange ou de remboursement. Jusqu’à ce que vous ayez fini vos tractations avec le commerçant. Après, on s’en moque.

Les facturettes

Au dos de celles de mon hypermarché, est fièrement marqué « sans bysphénol A ». Ce qui revient à dire que, pendant des années, caissières et clients ont manipulé ces innocents petits bouts de papier en s’empoisonnant. Bref.

Pour les facturettes, le monde est coupé en deux: ceux qui pointent et ceux qui ne pointent pas.

Je ne parle pas de la pétanque, mais de vos comptes, chers lecteurs.

Si vous pointez vos comptes (dépenses/recettes), vous les vérifiez vraisemblablement régulièrement. Dans ce cas, on apprécie d’éclaircir une dépense oubliée en retrouvant son justificatif de carte bleue.

Veillez noter, je vous prie, que si vous vérifiez vos comptes, vous le faites sans doute régulièrement. Dès lors, une fois que cela est fait, vous pouvez sans danger jeter les facturettes.

Si vous ne pointez pas vos comptes bancaires en les rapprochant des facturettes (et vous êtes très nombreux dans ce cas), quel est l’intérêt de conserver ces fichus bouts de papier, je vous le demande? Pour caresser l’idée que vous ferez vos comptes bientôt, un jour? Hm. Bizarre, je n’y crois guère.  Inutile donc de déformer votre portefeuille pendant des semaines pour ça.

Mes clients possèdent très souvent des dizaines d’enveloppes remplies de facturettes, conservées pieusement pendant des mois voire des années. Leur contenu devient illisible, ils ne savent plus à quoi ça correspond, évidemment: c’est de l’encombrement sournois à l’état pur.

Vous aimerez peut-être en savoir plus sur la tenue d’un budget? C’est ici.

Vous êtes légèrement trop dépensier(ère) et c’est pour ça que cette histoire de tickets vous chagrine? Un petit tour par là.

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Le budget pour les nuls: repérer les dérapages et y remédier

COMPLETER SES INFORMATIONS

Vous avez déjà accumulé les informations pendant plusieurs semaines. Vous vous êtes creusé la tête pour savoir si l’amende pour excès de vitesse va dans VOITURE, sous-catégorie AUTRES, ou dans IMPOTS, sous -catégorie VOITURE.
Vous avez constaté qu’il vous faut une rubrique ANIMAL si vous en avez un, et une rubrique frais bancaires (si vous avez des agios à payer, aïe).

Dans la foulée, vous avez remis la main sur vos dépenses régulières: votre quittance d’assurance maison, vos échéanciers de prélèvement en tout genre, et toutes les dépenses mensuelles (loyer), bi-mensuelles (France Tel*), trimestrielles, bisanuelles et annuelles (impôts).
Vous les avez saisies aussi.

Maintenant, créez un autre onglet « Revenus », dans lequel vous placerez les mois en colonnes. La première colonne désignant le type de revenus. Sur chaque ligne, vous auriez par exemple: salaire de Monsieur, salaire de Madame, allocations familiales, remboursements sécurité sociale… La dernière colonne contient le total sur l’année, par type de revenus.

TOUTES LES DEPENSES NE SE VALENT PAS

Maintenant, si vous êtes souvent à découvert, il faut que nous fassions la distinction entre les dépenses absolument obligatoires (loyer, remboursement de crédit immobilier), les dépenses nécessaires (nourriture, vêtements) et les dépenses superflues (restaurant, bouquets de fleurs, alcool, friandises au distributeur).

Grâce à votre tableur, vous pouvez les regrouper par genre (obligatoires/nécessaires/superflues) et faire le total de chaque genre.Vous voyez donc, en comparant vos entrées d’argent et vos sorties, où le bât blesse. Vous dépensez plus que vous ne gagnez, peut-être.
Il va donc falloir appliquer quelques techniques toutes simples pour revenir dans les clous sans avoir l’impression de vous priver.

LES DEPENSES SUPERFLUES

Parmi celles-ci,  il y en a qui, à la réflexion, ne vous font pas tant plaisir que ça. Je pense aux abonnements. Le problème des abonnements, c’est que la dépense tombe tous les mois, de façon « indolore » mais tout de même. Par exemple, cette chaîne cryptée à laquelle vous êtes abonné et qui ne passe que du foot aux heures où vous êtes disponibles. Ou encore, ces magazines hebdomadaires qui traînent, non lus, aux toilettes. Un abonnement, ça peut se résilier.

Il y a aussi les dépenses dues à une organisation défaillante (mais qui progresse, puisque vous lisez ce blog).
Je pense à ces objets achetés deux fois parce qu’on ne remet pas la main sur le premier exemplaire. Ou ces restaurants pas si bons, auxquels vous avez emmené la famille parce que vous n’aviez pas eu le temps ni l’énergie de faire à manger. Ou ces vêtements achetés en soldes, sur un coup de tête, alors qu’il aurait suffi de  faire une liste préalable avant de se jeter dans les boutiques. Ou ces pénalités payées parce que le traitement du courrier est un brin chaotique, chez vous.

LES DEPENSES NECESSAIRES

Pour les dépenses nécessaires, on se rend compte qu’on peut les réduire si on le souhaite. L’alimentation est un bon exemple.

On a tous nos marques préférées de yaourts, céréales, café… On remet rarement en cause ces goûts-là. Pourtant, est-il vraiment nécessaire d’acheter du pain de mie vendu sans la croûte? Ou une marque de soda différente pour chaque membre de votre foyer? Une marque de jambon célèbre ou de tarama n’a-t-elle pas finalement le même goût que son concurrent de marque de distributeur?

Vous m’avez comprise, il faudra expérimenter un peu pour chercher à diminuer le montant de vos courses alimentaires. Pourquoi celles-ci, particulièrement?

Parce que:

  1. la publicité pour ces produits est omniprésente: nous en sommes imprégnés, donc moins vigilants
  2. les promotions nous affolent et nous incitent à acheter des aliments que nous n’aurions peut-être pas stockés autant sans elles
  3. toutes les bonnes habitudes que vous prendrez vont s’additionner très vite. Imaginons que vous économisiez 20 euros par semaine. C’est 1040 euros par an sans grand effort.

Il vous reste également la possibilité de vous pencher sur votre assurance de maison, de voiture, ou votre mutuelle: tous ces contrats ont des dates anniversaire. Quelques mois avant celles-ci, faites votre marché à la recherche de prestataires moins chers pour le même service. Et mettez-les en concurrence.

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