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Dans la tête d’un jeune Ecureuil Sentimental

Moutons2_bebesNe reculant devant aucune expérience de psychologie comportementale, j’utilise souvent parfois mes enfants comme sujets. Après tout, l’illustre Piaget en faisait autant et on ne le lui a jamais reproché.

J’ai donc interviewé Fille Aînée au sujet de son grand tri de vêtements, l’autre jour.

Objectif: comprendre et partager sur le blog le point de vue d’un jeune Ecureuil Sentimental de 24 ans. Volontaire, je le précise.

Extraits du dialogue, façon pièce de théâtre

La mère: Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire le tri?

La fille: Je commence une nouvelle vie: j’avais besoin de préparer une nouvelle garde robe « d’adulte ». Travail oblige! On a tout de même retrouvé des vêtements qui dataient du début du lycée.

La mère: Quel effet ça fait de retrouver et trier ces vêtements-là?

La fille: Ca m’a fait me rendre compte que j’avais grandi, et que leur heure était arrivée. Mais je les ai remerciés pour leur loyaux services (commentaire de la mère: tiens donc, ma fille est shintoîste?).

La mère: Comment se fait-il que tu gardes des vêtements aussi longtemps?

La fille: Ca me rassure de posséder beaucoup de vêtements car j’aime bien avoir le choix et pouvoir les mélanger. Je sais que jeter est nécessaire mais je n’aime pas ça. J’ai peur qu’ils ne soient pas remplacés. Il y a des vêtements qui sont plus difficiles à jeter que d’autres: ceux qu’on a beaucoup portés et qu’on aime. Parfois on n’est pas prêt à jeter mais il faut se faire violence. Je ne me souviens pas d’avoir jamais fait un tri de vêtements comme ça!

La mère: Est-ce que tu as ressenti quelques pincements au coeur?

La fille: Oui et non. Oui parce que ça faisait longtemps que je les avais et non parce que je sais qu’ils vont être remplacés par d’autres qui me correspondront mieux. Je vais essayer de faire dans la qualité et plus dans la quantité comme avant. Mais il faut dire qu’ il y avait dans l’armoire autant de vêtements qu’on m’avait donnés que de vêtements achetés!

La mère: Qu’éprouves-tu en voyant partir ces vêtements?

La fille: Voir un gros sac poubelle rempli m’a fait du bien parce que ça signifie que je démarre une nouvelle vie et que ce que je vais racheter sera plus en accord avec mon âge.

La mère: Aurais-tu fait cette démarche toute seule?

La fille: Je n’aurais pas fait ce tri toute seule, pas à ce point, en tout cas. Je me serais dit « celui-là peut encore me servir… ». D’avoir quelqu’un qui te montre les raisons pourquoi tu ne les portes plus (trou, tâche, forme qui ne met pas en valeur…), ça aide. Ca prouve que les vêtements ne sont pas uniques et irremplaçables.

Chers Ecureuils lecteurs de ce blog, que vous inspire cet échange?

 

 

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C’est comment chez vous? La vaisselle, en guise de contre-butin, sur fond de chanson des sixties

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Laurence, qu’est-ce que c’est que ce titre abscons? vous demandez-vous, perplexe.  Je vous explique?

J’aime beaucoup les blogs de mode. Je me délecte de ces photos bien prises, soignées, de vêtements neufs… Et ce qui me plaît par dessus tout, ce sont les « hauls » (butins): ces articles dans lesquels les blogueuses nous montrent leurs nouveaux vêtements et accessoires. Elles nous expliquent comment elles ont craqué pourquoi leurs achats sont rationnels, comment elles vont s’en servir, avec quoi elles vont les assortir… Elles semblent tellement ravies que, par contagion, j’admire et me réjouis avec elles.  Et après tout, on s’en moque que l’achat soit rationnel ou pas, ou même que ce soit un cadeau promotionnel. Cela dit, j’avoue que je rêverais de mettre mon nez dans leur penderie (et d’y faire un brin de tri). Mais chut.

De mon côté, en tant qu’organisatrice professionnelle, pas question de montrer l’intérieur des placards de mes clients. Alors, les seules choses que je peux montrer, ce sont mes propres contre-butins: autrement dit, ce qui sort de chez moi, et non ce qui y entre. Et pour faire comme mes modèles, les blogueuses de mode, je vais vous expliquer mes choix.

Tout d’abord, reconnaissons que ma photo ci-dessus n’est pas à la hauteur d’un blog de mode. Cependant, on voit tout de même des plats et assiettes ébréchés, aux couleurs passées ou très années 90 (ce jaune/orangé, là, c’est vintage en diable). Pour chacun de ces plats, des petits frères sont déjà en ma possession. Comprendre: si ceux qui figurent sur la photo partaient de chez moi,  une autre pièce de vaisselle, en bon état et à mon goût, remplirait parfaitement leur fonction. Je n’ai donc rien à racheter et ne me sentirai pas démunie. Ces plats sont abîmés, leur contact est devenu désagréable à la main et je me retrouve à les placer au fond des placards, les laisser « moisir » sous les piles,  pour ne pas devoir les manipuler, … c’est triste. Je les ai trouvé jolis, les ai beaucoup aimés, je m’en suis servie quotidiennement, mais maintenant, ils peuvent partir.

Je dirais: tenue des chanteuses féminine et flatteuse, jeu de scène discutable.

Mais revenons à notre vaisselle.

Je ne dis pas que ce tri a été facile, surtout que l’un de ces plats est un cadeau. Mais à quoi peut bien servir un cadeau de ce genre si je ne l’utilise plus, voire je le planque et tente de l’ignorer?

Oui, comme je suis humaine, j’éprouve de la nostalgie en les regardant. J’avoue aussi que je ne fais pas traîner trop longtemps leur départ, un peu comme quand on se dépêche d’arracher un pansement. Mais je sais qu’une fois sortis de mes placards puis de chez moi, je ne les regretterai pas.

A vous maintenant, chers lecteurs: vous avez bien un petit contre-butin à partager avec nous, non?

Ce n’est pas la première fois que je vous dévoile mon intérieur de coach en rangement (même pas peur):

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L’organisation « à la feignante »: les vêtements

Difficile de se séparer de ses vieux vêtements, n’est-ce pas? On a beau essayer de les regarder froidement, une armée de « et si… » monte à l’assaut de notre beau sang froid et on se retrouve… à ne rien débarrasser du tout.

Alors, aujourd’hui, voici l’une de mes techniques « à la feignante ».

bac a linge sale

Ne faites plus de lessive pendant quinze jours, trois semaines ou le temps qu’il faudra pour que vous vous trouviez nez à nez avec les vêtements « je ne les mets qu’en dernière extrémité ».

  • Tout ce qui reste dans le placard, et que vous refusez malgré tout de porter, part à la poubelle.
  • Tout ce que vous porteriez, mais à contre-coeur, peut sans doute être porté à une association.

Note de style: si vous vous moquez complètement de votre aspect extérieur, cette technique ne vous sera pas utile.

Note financière: si vous avez payé ces horreurs merveilles une fortune, relisez cet article.

Note ergonomique: si vous avez réussi à trier vos vêtements à la feignante, bravo! Mais c’est pas tout ça,  il faut ranger pour vous y retrouver à l’avenir. Comme ceci.

Note réaliste: si vous avez tant de tenues que vous ne portez pas, ne serait-ce pas parce que vous confondez votre vie rêvée et votre vraie vie?

 

 

 

 

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Cadeau hideux: comment faire quand le donateur le réclame à chaque visite?

C’est O. qui m’a donné l’idée de cet article. Sa belle-mère lui a offert un cadeau très laid et demande à le voir à chaque visite.

Comment faire?

Indépendance d’opinion et de goût

A l’âge que j’ai maintenant, je dirais que c’est à nous de mener notre vie. Pas à quelqu’un d’autre (qui que ce soit) de nous dire quoi aimer, quoi penser, quoi utiliser.

Il n’y a pas de « faire plaisir » qui tienne dans le cas qui nous occupe. Jusqu’à quand allez-vous la laisser vivre dans l’illusion, sinon? C’est une adulte: elle peut comprendre la vérité.

S’exprimer pour résister avec diplomatie

Admettons, mais comment le dire?

Eh bien justement, c’est au moment où la personne « réclame » « son » « cadeau » qu’il faut lui dire:
1– que vous appréciez depuis toujours sa générosité. Citez quelques exemples de cadeaux vraiment réussis.
2– que, cependant, ce cadeau n’est pas de votre goût (s’il avait été à vendre, je ne l’aurais pas acheté, vous voyez, Belle-Maman?)
3– que vous cherchez à simplifier votre environnement (d’ailleurs, c’est pour ça que vous voilà sur ce blog)
4– que vous voyez bien qu’elle l’aime, elle, ce « cadeau »
5– que, peut-être, elle apprécierait de s’en servir, elle, chez elle?
6– parce que, vous non. Vous avez essayé, mais vraiment, cela ne va pas.
7– que vous admirez sa générosité (oui, je sais, vous l’avez déjà dit, mais c’est nécessaire à ce stade) et que son amour pour son fils vous tous vous attendrit
8– mais que, comme vous cherchez à simplifier votre environnement (oui, on répète) et que vous êtes une femme comblée, vous préfèreriez, à partir de maintenant, des cadeaux périssables (se mangent, se boivent, se consument, se dépensent…)

S’attendre à recevoir critiques, voire larmes et manipulations en tout genre, selon le style de la maman de votre chéri.

On peut s’entraîner avant sur chéri ou une copine pour voir comment ça passe et faire baisser la pression de la situation.

Notez, s’il vous plaît, que cette façon de faire ne remet pas en cause ses goûts. Le problème, ce n’est pas elle, OK? Le problème c’est que vous avez tout ce qu’il vous faut et que vous cherchez à rendre les activités du quotidien plus simples, c’est tout.

A croire que c’est tout de même très répandu, les cadeaux hors sujet, parce que j’en parlais déjà dans cet article.

Dites-moi chers lecteurs, y en a-t-il parmi vous qui possédez un guide du savoir-vivre? Pourriez-vous vérifier, pour notre édification, si la réclamation du cadeau offert ne serait pas un faux pas, par hasard? Vous revenez nous dire dans les commentaires?

Et enfin, si vous avez connu cette situation, quels conseils donneriez-vous à O.?

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L’art de la décision

lampeVous savez ce qui vous encombre, vous pourrit la vie, vous la complique plus que nécessaire? La difficulté à prendre des décisions.

Observons de plus près le phénomène:

– je conserve ces fort jolis pieds de lampe cassés dans l’espoir que je vais trouver une façon  de les réparer, système électrique obsolète et tout. Et tant que je n’ai pas trouvé quoi faire et comment le faire, ces pieds de lampe vont rester chez moi*.

– je reçois une invitation à une journée portes ouvertes d’un magasin relativement proche de chez moi. Là, sur le coup, je ne sais pas si je vais y aller ou pas. Alors je laisse le papier sur mon bureau en attendant de me décider. Assez vite, il sera recouvert d’un autre papier, puis d’un autre**…

– j’ai une amie… enfin, une amie… si on veut. Bref, une connaissance. Elle me tient la jambe à chaque fois que je la rencontre, m’invite à boire un café. Par politesse, j’accepte. Et à chaque fois, je le regrette. Elle médit, se plaint, colporte ragots et on-dits… lorsque je sors de chez elle, je suis écoeurée. Je n’ose pas refuser ses invitations.  Alors, tant pis pour moi. Je la subis.

Vous voyez le point commun entre ces trois situations? Vous voyez les conséquences désagréables?

Si je décidais, une fois pour toute, en prenant en compte ce que je sais de moi-même (je ne suis pas vraiment bricoleuse/ je trouve que le magasin est trop loin + je n’ai pas vraiment de budget pour ce genre d’achats/je déteste les conversations « de filles dans la cour de récréation »), je pourrais enfin avoir un environnement qui me convient.

Oui, mais se décider, ça veut dire renoncer. Ca veut dire abandonner quelque chose. Au profit d’autre chose, certes, mais tout de même. Se décider, choisir, c’est… radical.

Et si je me trompais? Et si je devais le regretter? Si je ne prenais pas LA BONNE DÉCISION?

Comment faire? On s’entraîne. On travaille le « muscle de la décision ».

  1. D’abord, et c’est valable pour tout le monde, tout le temps:
    reconnaître qu’il n’y a pas de DECISION IDÉALE.
    Juste une « meilleure » (ou « moins pire » si on est pessimiste) , compte tenu des informations que j’ai à l’instant T.
  2. Faire des expériences
    Décider d’abord sur des choses vraiment peu importantes. Et constater ce qu’il se passe.
    Exemple: je ne lâche pas l’invitation tant que je n’ai pas décidé si j’y vais ou pas.
    Que vous arrive-t-il une fois la décision prise et la première action enclenchée? Vous avez encore peur ou vous voilà soulagé(e)?
  3. En fonction du résultat, on peut monter en puissance.
    En principe, envoyer poliment ma « copine » sur les roses étant plus compliqué que jeter une invitation, je vais d’abord m’entraîner sur les papiers, puis sur les objets puis sur les gens ou les situations.
  4. Comprendre que trop d’information nous empêche de décider
    Exemple: passer des heures sur internet pour choisir un appartement, cela semble normal, vu l’enjeu financier. Se torturer trois heures pour savoir quoi faire des pieds de lampe, demander à trois personnes différentes, chercher quatre heures sur Ebay leur éventuelle valeur, non, c’est trop, c’est disproportionné par rapport à l’enjeu***.

Dites-moi, quelles sont les décisions que vous avez du mal à prendre? Que faites-vous dans ces cas-là? Partagez donc vos astuces avec les lecteurs du blog.

* vous faites sans doute trop confiance à votre Futur Vous

** peut-être êtes-vous sans le savoir un Bordelicus Sapiens?

*** ou comment être sûr de ne pas réussir sa vie

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Non, je ne regrette rien

Edith PiafMais, dites-moi, Laurence, à purger votre maison comme ça, (ici, et encore ) , n’éprouvez-vous jamais de regrets? Il y a bien un truc ou deux que vous avez donné (ou, horreur! jeté) que vous regrettez, quand même?

Voyons voir… j’ai sans doute une mémoire de poisson rouge, mais… non, je ne crois pas… non, j’en suis sûre, je ne regrette rien.

Je ne me souviens d’aucun objet, ni privé ni professionnel, dont je me sois débarrassée, qui me ferait dire « ah, si seulement je l’avais encore! ».

En revanche, je regrette certaine robe, portée jusqu’à la trame, tellement elle convenait à ma vie et mes goûts. Je ne l’ai jetée qu’à contre-coeur.  Je cherche même sa remplaçante depuis quelques années. Mais des objets non utilisés, non, vraiment pas. Aucun ne me manque.

Je serais curieuse de savoir si cela vous est arrivé, chers lecteurs. Ou si, comme moi (et comme Piaf) vous ne regrettez rien.

 

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Un monde de masochistes

Nathalie a le chic pour me culpabiliser. C’est bien simple, rien que de la voir, là, je me sens honteuse, coupable. Horriblement mal à l’aise. Pourtant je reste. Même si je ne la regarde pas dans les yeux,  je sais qu’elle est là. On dirait qu’elle attend que je fasse quelque chose…

Etrange… Je suis masochiste, vous croyez? Vous pensez que rien ne m’oblige à m’infliger cette épreuve? Vous vous dites que peut-être, si je faisais quelque chose, je souffrirais moins?

Oui, vous avez mille fois raison.

Pourtant, malgré votre bon sens, vous ne faites pas autre chose avec tous les objets qui

  • ne vous servent à rien,
  • ne sont pas à vous,
  • sont cassés,
  • vous ont coûté cher,
  • sont (devenus) moches

Vous les conservez, paradoxalement,  PARCE QUE vous culpabilisez à leur égard.

Ce pull, vous le mettrez lors d’une occasion spéciale. Mais ça fait déjà trois ans qu’il est là, à vous narguer. Et que de nombreuses occasions se sont présentées. Pourtant, ce n’est jamais lui que vous avez choisi. Et vous culpabilisez. Parce que d’autres sont mieux que lui (le pauvre). Donc vous le gardez.

Ce pied de lampe cassé que vous possédez depuis cinq ans. Il faudrait le réparer, vous l’affirmez à qui veut bien l’entendre. Pourtant, quand une demi-journée s’annonce libre, ce n’est pas vers lui que vous vous dirigez pour en prendre soin. Mais vous le laissez là, bien en évidence. Comme un reproche.

N’est-ce pas aussi étrange que mes relations masochistes* avec Nathalie?

Si, comme moi, vous trouvez qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser les objets comme source de culpabilité, pourquoi ne pas les laisser partir de chez vous? Et les oublier, tout simplement. Passer à autre chose.

* elles sont fictives, évidemment.

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Trier, ranger, organiser: quand et comment se décider?

Quand on commence une tâche de tri de nos affaires, le plus souvent, on y va la fleur au fusil.

Bien sûr, c’est risqué.

Pourquoi? Parce qu’il devient alors difficile, dans le feu de l’action, de décider quoi garder et quoi jeter. En effet, dès que l’on pose les yeux sur un objet, pour peu que l’on soit un tantinet près de ses sous/sentimental/indécis,  on aura tendance à vouloir le garder encore un peu.

Dès lors, comment éviter  le « faux tri »?

Le truc de l’organisatrice professionnelle: il s’agit de décider, AVANT d’attaquer le tri, du critère qui nous fera dire « je me débarrasse de tous ceux qui…. » (remplir la case).

Oui, AVANT, surtout pas pendant.

Exemple:

– en fin de saison, se débarrasser des vêtements qu’on n’a pas porté

– décider qu’on éliminera le maquillage non utilisé

– jeter les papiers vieux de plus de 10 ans (sauf exceptions données sur « service-public.fr »)

– donner les livres lus dont on ne souvient même plus du contenu

– se débarrasser des épices/médicaments/aliments qui ont dépassé leur date limite d’utilisation

– revendre les chaussures qui font mal aux pieds

– jeter les souvenirs provenant de personnes qu’on n’aime pas (ou plus)

– les cartes de visite qui ne vous disent plus rien ou datant de 2009 et avant

– jeter les dossiers vieux de plus de deux ans, conservés par notre prédécesseur…

Une fois sur le champ de bataille, il faut rester ferme, évidemment.

Vous verrez, c’est tout de même plus facile ainsi.

Comme une bonne organisation commence toujours par un bon tri, vous trouverez d’autres pistes dans les articles suivants:

– lorsque le bazar semble revenir constamment

– lorsque nos tentatives de tri avortent et finissent en petits tas partout

– lorsque l’on ne sait pas par quoi commencer

– lorsque le sentimentalisme nous envahit

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Le rôle des parents dans notre rapport aux objets

Trois-generationsLorsque je travaille avec des personnes à leur domicile,  on évoque bien sûr leur vie, leur famille.

Tous ceux qui éprouvent des difficultés à se débarrasser des choses me parlent de l’un ou l’autre de leurs parents: « et encore, Laurence, ici ce n’est rien. Si vous voyiez chez Maman » ou « mon père ne jette jamais rien, je me demande si je tiens de lui ».

Nos comportements vis-à-vis des objets sont bien hérités de nos parents.

Mais il y a plus étrange. J’assiste à de vrais transferts de comportement, d’une génération à l’autre, certes, mais aussi d ‘un type d’objets à un autre.

Exemples:

1- Maman est une « collectionneuse » d’objets. En réaction, moi, je suis devenu(e) assez minimaliste mais… j’accumule les « informations » . Comme si je DEVAIS absolument retenir tout ce qui passe à ma portée.

Alors, j’ai des notes plein mes cahiers et je suis dans la quête permanente de l’outil informatique magique qui me permettra de remettre la main sur toutes les informations que j’ai trouvé « intéressantes » à un moment ou un autre.
Laurence, vous croyez que je devrais m’acheter un scanner super puissant? Et Evernote, c’est comment?

2- Papa ne jette rien, moi je n’ai pas de problème avec ça… sauf avec les papiers.

Leur simple vue (et ce à quoi je les lie: corvées administratives, souvenirs, qu’importe) me fait soupirer de découragement. Parce que je SAIS qu’il FAUT que j’en prenne soin, que je m’en occupe. Mais je les déteste. Alors je les entasse. Ils sont là, d’accord, mais je les néglige. Je les trouve encombrants, pesants, gênants.
Laurence, c’est quoi la technique pour les faire disparaître tout en ayant bonne conscience?

Nous l’avions évoquée ici, cette notion « d’héritage ». Je serais curieuse de savoir si vous aussi, vous avez repéré ce glissement de l’accumulation d’un genre d’objets à un autre (jolies images chez votre maman/ matériel de scrapbooking chez vous. Livres chez votre papa/marque-pages internet innombrables chez vous …).

Et à la génération suivante, ça se passera comment? Ca dépend de vous.

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Les écureuils et les m2

Mardi dernier, mon stage de formation comprenait quelques écureuils de bonne tenue. Des écureuils? Eh bien oui, ces charmantes bestioles qui accumulent des noisettes, encore et encore, mais ne savent plus dans quel trou d’arbre elles les ont mises, vous voyez?

Les voici fort intéressés par mes astuces sur « comment jeter? », « que peut-on jeter? », et d’ailleurs « doit-on jeter? ». Mais euh…jeter… jeter? En vrai? Ah non! Se débarrasser, vous voulez dire, Laurence? Ouf.

Oui, mais tout de même… on voit bien que cela les inquiète, cette histoire de désencombrement. Ils sont tentés mais… pour plus tard, un jour sans doute.

Pourtant mes écureuils aspirent à  plus de simplicité. Ils sont venus à ce stage pour ça, justement.

Ils sont les premiers à souligner que l’accumulation, et le désordre qui en découle, draine leur énergie. Ils craignent aussi que personne ne s’y retrouve dans leur bazar s’il leur arrive quelque chose.

Alors, bien sûr, ils écoutent très attentivement mes conseils et paraboles. Je les vois sourire, hocher la tête, prendre des notes tant et plus…

Ils sont d’accord. Presque. Et puis, Nathalie, la Reine des Ecureuils, conclut: « de toute façon, tant qu’on a la place, hein… ».

  • Vous vivez avec un écureuil? Quelques conseils pour rester zen
  • Vous êtes un écureuil ascendant méthodique? Ceci devrait vous plaire
  • Ca y est, vous êtes prêt à attaquer le bazar? Voici comment vous y prendre.

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