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Un monde de masochistes

Nathalie a le chic pour me culpabiliser. C’est bien simple, rien que de la voir, là, je me sens honteuse, coupable. Horriblement mal à l’aise. Pourtant je reste. Même si je ne la regarde pas dans les yeux,  je sais qu’elle est là. On dirait qu’elle attend que je fasse quelque chose…

Etrange… Je suis masochiste, vous croyez? Vous pensez que rien ne m’oblige à m’infliger cette épreuve? Vous vous dites que peut-être, si je faisais quelque chose, je souffrirais moins?

Oui, vous avez mille fois raison.

Pourtant, malgré votre bon sens, vous ne faites pas autre chose avec tous les objets qui

  • ne vous servent à rien,
  • ne sont pas à vous,
  • sont cassés,
  • vous ont coûté cher,
  • sont (devenus) moches

Vous les conservez, paradoxalement,  PARCE QUE vous culpabilisez à leur égard.

Ce pull, vous le mettrez lors d’une occasion spéciale. Mais ça fait déjà trois ans qu’il est là, à vous narguer. Et que de nombreuses occasions se sont présentées. Pourtant, ce n’est jamais lui que vous avez choisi. Et vous culpabilisez. Parce que d’autres sont mieux que lui (le pauvre). Donc vous le gardez.

Ce pied de lampe cassé que vous possédez depuis cinq ans. Il faudrait le réparer, vous l’affirmez à qui veut bien l’entendre. Pourtant, quand une demi-journée s’annonce libre, ce n’est pas vers lui que vous vous dirigez pour en prendre soin. Mais vous le laissez là, bien en évidence. Comme un reproche.

N’est-ce pas aussi étrange que mes relations masochistes* avec Nathalie?

Si, comme moi, vous trouvez qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser les objets comme source de culpabilité, pourquoi ne pas les laisser partir de chez vous? Et les oublier, tout simplement. Passer à autre chose.

* elles sont fictives, évidemment.

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Un repas de Noël tout simple

Ladywaterloo, à la recherche d’idées de menus de Noël, m’a donné l’idée de cet article.

Je ne sais pas pour vous, mais chez moi, j’ai l’impression que:

1- les hommes se contenteraient volontiers d’une bonne portion de viande (légumes tout à fait optionnels, charcuterie bienvenue) et de dessert (plutôt chocolaté que fruité).
Oh, et de fromage aussi. Et du bon vin, si possible.

2- En revanche, même si ce n’est pas vraiment explicite, on dirait que les femmes s’attendent à bien plus à Noël.
Non pas que l’on se mette la pression les unes aux autres, mais on veille à essayer de nouvelles recettes pour ne pas lasser, à faire plaisir aux grands et petits, aux amateurs de barbaque et aux végétariens, à contenter petits et grands.
Ce qui nous pourrait facilement nous amener à:

  • préparer deux (trois?) menus: adultes/enfants ou/et carnivores/végétaliens
  • mettre le paquet sur la viande mais aussi sur les jolies ‘tites n’entrées en verrine et les délicieux desserts et le pain maison et le plateau de fromage pantagruélique et… (qu’est-ce que j’oublie?)
  • montrer à la fois notre créativité et notre sens de la tradition
  • impressionner, certes, mais pas de façon ostentatoire
  • et pour finir, se prendre la tête sur le repas (ça, c’est fait) mais aussi sur la décoration et les cadeaux.

Et tout ça alors que l’on ne nous a rien demandé, remarquez. On le sait, que nous sommes bonnes cuisinières. Et si ce n’est pas le cas, tant mieux: la barre est moins haut. Comme dit ma soeur avec sa diplomatie habituelle « au moins, chez toi, on sait que ce sera original. » Et moi d’ajouter en rigolant:  » Pas forcément comestible, mais original ».

Et si on faisait simple, pour une fois?

  1. Un seul menu
    Il y en a deux qui n’aiment pas le foie gras? Tant pis, ils se rattraperont sur la suite.
    Bibiche ne mange plus de viande? Tant pis, elle aura double dose de fromage.
  2. Un menu facile à faire pour vous
    • Pas d’essai culinaire à raison de 3 heures passées en cuisine.
    • Un maximum de choses faites à l’avance.
    • Des plats que VOUS aimez. Après tout, c’est Noël pour vous aussi.
  3. Un choix à faire
    Je parle de nos finances, un sujet qui peut fâcher. Si les finances ne sont pas au beau fixe, soit on gâte tout le monde, soit on se régale avec des produits chers. Soit aucun des deux parce que Noël, c’est surtout pour être ensemble.
    Peut-être qu’au départ, cette fête n’était pas prévue pour entraîner autant de dépenses.
  4. Faire un test de mémoire
    Qui, chez vous se souvient de votre menu sophistiqué de l’an dernier (à moins que vous fassiez de l’oie tous les ans)? Ah vous voyez?
  5. On ne change pas sa famille
    Chez moi, c’est facile. Même si je faisais un simple jambon/purée, tout le monde trouverait ça parfait. Et ma famille s’entend bien. Donc, on passera forcément un bon moment.
    J’ai ouï dire que ce n’est pas forcément aussi bienveillant ailleurs: donc, ceux-là, ils râleront, parleront politique, argent ou vieille rancoeur et se re-brouilleront encore pour un an autour de votre (hélas) superbe repas.

A vous maintenant:

  • Noël est-il une source de stress, chez vous?
  • Ou une façon bien agréable d’exercer votre inventivité?
  • Vous arrive-t-il de vous surprendre en flagrant délit de vouloir épater les uns ou les autres?
  • Et enfin, avez-vous des idées de menu pour Ladywaterloo?

Comment ça, c’est un peu tôt pour penser à Noël? Et faire un retro-planning? Puis vérifier tout ça? Et finir les préparatifs tranquillement? Vous êtes sûrs?

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C’est comment chez vous? Le lave-vaisselle

Ne vous enflammez pas tout de suite, chers lecteurs, à l’idée de pouvoir glisser un oeil curieux dans mon lave-vaisselle. Parce que… justement.

Depuis une semaine, nous ne l’utilisons plus. Il est tombé en panne, rien de grave.

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Et du coup, tout le monde fait la vaisselle à la main. Ah, on a bien tenté de râler dans les rangs des Princesses. Mais rien à faire. La Reine (c’est moi – pas parce que je suis mégalo, c’est juste pour vous situer par rapport aux Princesses) refuse d’appeler un dépanneur.

Pourquoi? Pour voir. Pour faire constater à ma chère progéniture, qui a eu la chance d’en profiter depuis toujours, qu’on survit très bien sans lave-vaisselle à la maison.

Ce qui m’a permis de leur expliquer que le standard de confort dont elles bénéficient aujourd’hui au palais royal n’est pas une donnée de base. Il y a des années de travail et d’économies avant d’en arriver là.

D’ailleurs, le premier appartement qu’elles vont habiter ne sera certainement pas  équipé de cet appareil. Et à ce propos, il est très possible que leurs premières lessives en tant que jeunes indépendantes se déroulent à la laverie automatique (où il est bien connu que pullulent de potentiels princes charmants; un peu de marketing ne nuit pas à ce stade).

Même, cette corvée où nous sommes à deux, trois ou quatre à laver, rincer, essuyer et ranger notre vaisselle devient facilement un moment agréable. Il suffit de le décider. Que fait-on en faisant la vaisselle? On chante (eh oui, elles aiment encore ça à leur âge vénérable), on se raconte nos vies, on rigole…

Chut, ne leur dites pas mais j’aime tellement ces moments que je ne suis pas pressée d’appeler D***Y!

Si vous aussi, vous avez en tête de préparer l’entrée de vos enfants dans la « vraie » vie, vous devriez vous pencher sur ce livre.

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C’est comment chez vous? Mes torchonneaux

Un jour, agacée par l’habitude prise par tous les membres de la famille de se ruer vers les essuie-tout à tout propos (comme mouchoir, pour essuyer une petite tache de liquide, comme torchon, comme serpillière…), j’ai décidé de revenir aux basiques écologiques . Ca m’arrive souvent et ça fait rire jaune Ecureuil Premier*.

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C’est comme ça que les torchonneaux sont entrés dans notre vie. La mienne, en tout cas. Il faut encore que j’éduque le reste de la maisonnée, mais ça vient.

Pourquoi des torchonneaux? Parce qu’un torchon, c’est trop grand et parfois pas assez absorbant (vomi de chat? Mais oui). Et que, si c’est plus petit, c’est un mouchoir.

J’ai découpé quelques morceaux de tissu à la taille de deux feuilles de Sop** environ. J’ai utilisé de vieilles serviettes de plage (celle qui est sur le dessus de la pile m’a vu patauger dès mes deux ans), des vieux draps.

Voici un exemple d’utilisation:

Dès que je commence à cuisiner, je

1- emplis mon évier d’eau chaude savonneuse (pour laver les ustensiles au fur et à mesure)

2- sors le torchonneau qui me servira tout le temps de la préparation pour m’essuyer les mains, le plan de travail…

Comme un essuie-tout, il sera « jeté » à la fin de la préparation du repas. Autrement dit, mis au sale.

Mais Laurence, on n’ose vous le dire… ce n’est tout de même pas la révolution, vos… comment vous dites? torchonneaux, oui. Ca fait quelques siècles que l’on ré-utilise les tissus.

Oui, vous avez raison. Cet article est utile pour

1- ceux et celles qui n’ont jamais récupéré les tissus

2- ceux et celles qui, certes, ont récupéré des tas de vieux t-shirts et torchons, mais n’en ont jamais rien fait

3- ceux qui ont récupéré les vieux tissus, en ont effectivement fait des chiffons mais n’ont pas fait le lien avec les essuies-tout et les lingettes.

Notez que, chez Einfalt House, nous utilisons déjà des serviettes de table en tissu, des torchons pour la vaisselle, des microfibres et des serpillières.

Et vous? Etes-vous plutôt usage unique ou réutilisation?

* comme la fois où je lui ai très sérieusement envoyé par mail une documentation bien complète sur les toilettes sèches. Le pauvre Ecureuil a blêmi  devant son écran.

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Le rôle des parents dans notre rapport aux objets

Trois-generationsLorsque je travaille avec des personnes à leur domicile,  on évoque bien sûr leur vie, leur famille.

Tous ceux qui éprouvent des difficultés à se débarrasser des choses me parlent de l’un ou l’autre de leurs parents: « et encore, Laurence, ici ce n’est rien. Si vous voyiez chez Maman » ou « mon père ne jette jamais rien, je me demande si je tiens de lui ».

Nos comportements vis-à-vis des objets sont bien hérités de nos parents.

Mais il y a plus étrange. J’assiste à de vrais transferts de comportement, d’une génération à l’autre, certes, mais aussi d ‘un type d’objets à un autre.

Exemples:

1- Maman est une « collectionneuse » d’objets. En réaction, moi, je suis devenu(e) assez minimaliste mais… j’accumule les « informations » . Comme si je DEVAIS absolument retenir tout ce qui passe à ma portée.

Alors, j’ai des notes plein mes cahiers et je suis dans la quête permanente de l’outil informatique magique qui me permettra de remettre la main sur toutes les informations que j’ai trouvé « intéressantes » à un moment ou un autre.
Laurence, vous croyez que je devrais m’acheter un scanner super puissant? Et Evernote, c’est comment?

2- Papa ne jette rien, moi je n’ai pas de problème avec ça… sauf avec les papiers.

Leur simple vue (et ce à quoi je les lie: corvées administratives, souvenirs, qu’importe) me fait soupirer de découragement. Parce que je SAIS qu’il FAUT que j’en prenne soin, que je m’en occupe. Mais je les déteste. Alors je les entasse. Ils sont là, d’accord, mais je les néglige. Je les trouve encombrants, pesants, gênants.
Laurence, c’est quoi la technique pour les faire disparaître tout en ayant bonne conscience?

Nous l’avions évoquée ici, cette notion « d’héritage ». Je serais curieuse de savoir si vous aussi, vous avez repéré ce glissement de l’accumulation d’un genre d’objets à un autre (jolies images chez votre maman/ matériel de scrapbooking chez vous. Livres chez votre papa/marque-pages internet innombrables chez vous …).

Et à la génération suivante, ça se passera comment? Ca dépend de vous.

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Ma vie rêvée… et la vôtre aussi, y’a pas de raison

Nos maisons sont pleines de rêves.

Nous conservons autour de nous tous ces objets que nous ne manquerons pas d’utiliser pour réaliser ces rêves.

Tiens, par exemple, vous voulez savoir quel est l’un des objets que je rencontre le plus fréquemment au domicile de mes clients?

velo appartement

Qui s’en sert et quand? Personne et jamais. En général, même, il sert de support à vêtements. De quel rêve s’agit-il? Eh bien, d’être en forme et svelte.

Mais je ne vous jette pas la pierre (ce n’est pas mon genre). Nous serions mal placées,  moi et mes chaussures de pin up d’un goût douteux. Franchement. Quand on sait que je reste debout toute la journée… Allez, je vous les re-montre, c’est bien parce que c’est vous. Mon Dieu.

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Et ça, vous trouvez que c’est réaliste?

tissus

Ce n’est pas un peu beaucoup de tissus, des fois? Je veux dire, pas dans l’absolu, mais pour cette jeune femme qui travaille à plein temps et avec deux enfants en bas âge?

Oui, mais c’est notre vie rêvée. Et devenir raisonnable là-dessus n’est pas facile.

N’allez pas en déduire que je suis une pin up contrariée, OK?

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Les « Presque » qui font des dégâts

Je pars toujours avec une idée bien nette. Par exemple, je cherche des porte-revues robustes et jolies et je suis prête à faire plusieurs magasins pour les trouver.

porte revue

Je parcours effectivement plusieurs magasins à la recherche de mon Graal du moment.

Et voici le résultat, pratiquement à chaque fois:

  • je ne trouve pas exactement ce que je cherche: ça m’énerve et je suis fatiguée
  • comme je suis fatiguée, assoiffée et affamée, je m’octroie boisson et pâtisserie
  • comme  je n’aime pas me déplacer pour rien, je me rabats sur un « Presque Graal »
  • ma quête m’expose à tout un tas de tentations auxquelles je n’avais pas pensées  avant de les croiser
  • un peu penaude, je rapporte à la maison mon « Presque Graal » + les tentations que j’ai croisées en route, tout en rationalisant à plein tube sur le trajet
  • en gros, ma carte bleue a chauffé inutilement, je garde mon bourrelet autour de la taille et mon « Presque Graal » rejoint les autres « Presque » qui sont déjà chez moi
  • je me sens obligée de l’utiliser mais, rien à faire, ça ne va pas
  • malgré cela, son statut de « Presque » le protège pendant des années de la purge nécessaire.

elephant de dos

C’est dingue!

Il y a les Presque à ma taille, les Presque la bonne couleur, Presque utilisable, Presque comme ce que je voulais, etc.

Des exemples de « Presque » que je regrette:

  • ce pantalon noir « classique qui va avec tout »mais qui me fait des fesses d’éléphant,  parce qu’il n’y avait pas de recul dans la cabine d’essayage
  • les « maniques » orange aperçues sur cette photo parce que les autres en rayon étaient encore plus laides
  • les cache-pots pas du bon diamètre (à quelques mm près, bon sang!)
  • le rouge à lèvres acheté 10 euros, sans essayer, par dépit,  après avoir constaté qu’on ne fait plus la couleur que j’aime ou alors, si, mais à 32 euros le tube.

Comme dirait une de mes filles, « De toute façon, 10 euros pour un truc que tu finis par manger, Maman? Ne vaudrait-il pas mieux acheter des chocolats à ce prix-là?

patisserie

Grommellement maternel mezzo voce: « Mais non, innocente: je viens déjà de m’envoyer une pâtisserie monstrueuse, figure-toi. »

Vous aussi, vos placards sont pleins de « Presque »?

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Les écureuils et les m2

Mardi dernier, mon stage de formation comprenait quelques écureuils de bonne tenue. Des écureuils? Eh bien oui, ces charmantes bestioles qui accumulent des noisettes, encore et encore, mais ne savent plus dans quel trou d’arbre elles les ont mises, vous voyez?

Les voici fort intéressés par mes astuces sur « comment jeter? », « que peut-on jeter? », et d’ailleurs « doit-on jeter? ». Mais euh…jeter… jeter? En vrai? Ah non! Se débarrasser, vous voulez dire, Laurence? Ouf.

Oui, mais tout de même… on voit bien que cela les inquiète, cette histoire de désencombrement. Ils sont tentés mais… pour plus tard, un jour sans doute.

Pourtant mes écureuils aspirent à  plus de simplicité. Ils sont venus à ce stage pour ça, justement.

Ils sont les premiers à souligner que l’accumulation, et le désordre qui en découle, draine leur énergie. Ils craignent aussi que personne ne s’y retrouve dans leur bazar s’il leur arrive quelque chose.

Alors, bien sûr, ils écoutent très attentivement mes conseils et paraboles. Je les vois sourire, hocher la tête, prendre des notes tant et plus…

Ils sont d’accord. Presque. Et puis, Nathalie, la Reine des Ecureuils, conclut: « de toute façon, tant qu’on a la place, hein… ».

  • Vous vivez avec un écureuil? Quelques conseils pour rester zen
  • Vous êtes un écureuil ascendant méthodique? Ceci devrait vous plaire
  • Ca y est, vous êtes prêt à attaquer le bazar? Voici comment vous y prendre.

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3 questions qui aident à désencombrer (plus un exercice de campeuse)

Revenir à un nombre raisonnable d’objets autour de soi n’est pas facile. Personnellement, j’ai eu moult occasions d’acheter des centaines de choses (des centaines! C’est fou, quand on y pense).

Il y a trois questions radicales (en plus de celles que je vous proposai ici) qui m’ont aidé à faire le tri dans mes possessions. Peut-être pourraient-elles vous servir aussi?

  1. si je déménageais dans la semaine, est-ce que je me fatiguerais à emballer, protéger, trimbaler, puis extraire des cartons, nettoyer et disposer ceci?
  2. si je devais aller sur une île déserte, est-ce que j’emporterais ceci?
  3. si j’avais deux minutes pour vider les lieux parce qu’un incendie menace, est-ce que j’emporterais ceci?

et finalement, un exercice, pour voyager léger, parce que j’aime le camping et la randonnée:

Si je devais porter mes possessions sur mon dos pendant plusieurs kilomètres, qu’est-ce que je prendrais?

Ca peut paraître très extrême comme façon de voir les choses. Mais sans doute pas plus absurde que de louer ou d’acheter plus de  m2 que nécessaire pour entreposer des objets indéfiniment…

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L’obsolescence programmée, vous connaissez?

On le savait. On s’en doutait fortement, en tout cas. Et ça nous exaspérait au plus haut point.

Les ampoules, les imprimantes, les visseuses/dévisseuses, les balances à pile, les bouilloires, les collants, etc. Pourquoi ces produits, et bien d’autres tombent-ils en panne, se détraquent-ils, sont irréparables si vite? Comment ça « Ca reviendrait plus cher de le faire réparer que d’en acheter un neuf »?

Et pas question de « bon vieux temps »: je ne suis pas si vieille.

Eh bien, c’est fait exprès, tout simplement. J’ai vu hier soir le documentaire didactique et fascinant de Cosima Dannoritzer « The light bulb conspirancy. »

Nous sommes victimes de l’obsolescence programmée.

« L’obsolescence programmée, dit Wikipedia, regroupe l’ensemble des techniques visant à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en augmenter le taux de remplacement. Cette stratégie n’est pas sans risques : elle implique un effort de recherche et développement, n’allant pas toujours dans le sens d’une amélioration du produit. » Pardon?! N’allant jamais dans le sens d’une amélioration des produits, oui! Sans parler des ententes entre industriels, sur le dos des consommateurs (Osram, Philips…). Et des procès gagnés à grands coups de transactions financières pour faire taire les plaignants (n’est-ce pas, Apple?). C’est révoltant.

Je sais que ma copine A. me traite en souriant de technophobe et mon mari de « Vania » (en allusion au personnage de ce livre extraordinaire « pourquoi j’ai mangé mon père« ).

Mais je proteste, c’est tout. Je ne veux pas changer quelque chose qui fonctionne encore pour un modèle plus récent. Je ne veux pas plus d’électronique que nécessaire. Je ne veux pas me sentir poussée à « upgrader » ci ou ça. Tant pis si j’ai l’air ringard avec mon vieux téléphone portable. Je ne veux pas me laisser influencer par la publicité. A chaque fois que je peux, je choisis le matériel recyclable au détriment du plastique. Le mécanique au détriment de l’électronique. Et, tant que j’y suis, l’européen au détriment de l’asiatique, mais ça, c’est pour sauver ce qui reste de nos emplois.

Zut à l’obsolescence programmée:les conséquences sont trop lourdes (au fait, le beau ciel bleu, sur la photo, c’est celui du Ghana).

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