Limitée, moi?

limitationJusqu’à dernièrement, j’aurais juré qu’aucune croyance limitative ne m’empêchait d’atteIndre mes objectifs.

Mise à part une certaine timidité et modestie qui m’empêche de me jeter sur les gens à tout propos pour leur expliquer longuement tout le bien que je peux leur apporter…

Pourtant, curieuse, je suis  allée tenter de découvrir en formation ce qui pourrait bien me freiner dans ma vie professionnelle. Là, au bout de quelques heures, j’ai fait une drôle de découverte, grâce à l’approche originale de la coach qui animait cette journée de formation.

Peur de l’échec? Eh bien, non. Peur de réussir? Pas plus. Manque d’ambition? Pas du tout. Angoisse de ne pas être à la hauteur? Que nenni. Peur que l’on ne m’aime plus, de me faire avoir? Mais non, rien de tout ça. Alors, quoi, bon sang? Qu’est-ce qui pourrait bien me freiner? Serais-je venue pour rien?

Figurez-vous que j’ai découvert que je possède l’étrange conviction suivante: je me crois obligée de toujours faire mieux. Obligée.

Comme si j’avais un couteau sous la gorge.

Comme si faire correctement ce que je sais faire n’était pas déjà suffisant.

Apparemment non.

L’idée que je pourrais  simplement faire aussi bien que la fois d’avant (et le savourer, peut-être?), ce n’est pas correct pour moi. Ce serait comme stagner, ce serait…je ne sais pas: plus qu’insatisfaisant, presque dangereux.

Pourquoi c’est limitant? Parce que, si je dois exécuter plusieurs fois la même chose, au même niveau, sans « progresser », je préfère ne pas faire. Cela ne m’intéresse pas.

Jusqu’à ce jour, je voyais plutôt cette conviction comme une sorte de moteur dans ma vie. Un brin de perfectionnisme ne nuit pas, pensais-je. Et puis, relever des défis, c’est stimulant. Je n’aime simplement pas ce qui est monotone, voilà tout.

Cependant, en y regardant de plus près, c’est aussi effrayant, ce besoin de faire toujours plus, toujours mieux. Parce que ça n’a pas de fin. Les financiers, en parlant des hausses boursières, disent que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Les Laurence non plus. Il faut qu’elles s’y fassent.

Vous les connaissez, vous, les croyances qui vous limitent, qui vous empêchent d’avancer, de réussir?

35 Commentaires

Classé dans Comment s'organiser au travail, Mon avis

35 réponses à “Limitée, moi?

  1. Elodie

    Oups ! Serait-ce la clé de mon mal-être quasi permanent ? À méditer… Pour arrêter de ne me sentir bien que lorsque je me surpasse… Merci Laurence !

  2. Nicky

    Aîe ! si je dois exécuter plusieurs fois la même chose, au même niveau, sans « progresser », je préfère ne pas faire. Cela ne m’intéresse pas.
    Ben je suis tout à fait dans le même cas. Tout ce qui est répétitif, me gonfle.. Un exemple : reproduire exactement une recette de cuisine ! impossible pour moi, je rajoute ou j’enlève toujours un ingrédient ou je change la façon de les incorporer.. Au bureau, c’était reproduire un tableau excel d’une année sur l’autre.. en scrap ce sera ma difficulté à reproduire un sketch.. je pensais toujours que c’était une façon de me rebeller, mais surtout pas que cela me limitait ! y a du boulot encore !
    Merci Laurence.. j’ai à nouveau de quoi méditer !

  3. laouen

    je suis très heureuse de te lire et de lire ce que tu a déduit de tes propres comportements et de situations de vie; Ce type de formation est indispensable, car contrairement a ce que chacune peut penser ,on ne se connait pas si bien que cela ! Pas de pub pour ces formations ,juste quelques reflexions de ma part en écho a ton article.
    Nous ne connaissons qu’une partie de nos possiblités, soit parce que nôtre éducation ne nous permet pas de nous de connaître réellement nôtre potentiel soit parce que nous nous mettons nous mêmes des barriéres ,le plus souvent de façon inconsciente
    Pour avoir ,sur les conseils de mon encadrement,, suivi ce type de formation et découvert de nombreuses choses qui étaient ,c’est certain, un frein a mon épanouissement personnel mais auss professionnel et le bien que j’ai pu et peux encore mettre en application dans mon quotidien et « OSER »
    A mon tour j’ai inscité les gens avec qui je travaillai a suivre différents types de formation de ce genre , « s »exprimer dans un environnement professionnel « , « la connaissance de soi » , »nos qualités et compétences inconnues »,, »la communication entre nous » , »la communication non verbale « et il y en a de nombreuses autres, mais attention a l’organisme ,il y en a de très bien mais aussi des incompétents
    L’important pour moi ,c’est que chacun puisse développer ses compétences et mieux se connaitre
    Je n’ai pas fe formation de formateur et ne fait pas de pub;J’étais une fonctionnaire qui a profité au maximum de ce type de formation et surtout qui a inscité d’autres a en faire et je pense que c’était positif pour tous et toutes (elles ont un côut c’est certain ,mais les entreprises ont l’impératif de former leurs employés, fonctionnaire ou pas et il y a des budgets prévus a cet effet
    Je n’ai pas de blog et n’en veux pas ,trop bavarde la fille qui met en 3 pages ce que d’autres disent en 10 mots( vous croyez ??? et puis je fais tellement de choses que j’ai découvert à la retraite dans le monde des arts créatifs et dans l’humanitaire en Afrique
    Désolée d’avoir été si longue ,et si cela ne vous semble pas adapté, vous annulez le message
    Merci pour tout ce que je peux lire sur ce blog très riche, varié et interessant
    Amitiés Marie-Pierre

  4. j

    comme c’est vrai!!!. Mais je pense que je suis incurable.

    Mais en même temps, et là c’est la cadre supérieure qui parle, on risque fort de décroître quand on croit seulement se maintenir à niveau.
    Suis-je claire ?
    C’est tout proche du principe de Peter.

    Un grand merci pour ce blog que je dévore dès que je le peux.

  5. je me retrouve tout-à-fait dans ce descriptif. le problème dans mon cas, c’est que j’ai démarré « toute petite » dans ma carrière avec des personnes qui ne m’ont fait aucun cadeau, aucune concession; et tout ce que j’ai entrepris, je l’ai construit seule, arrivée à un niveau d’exigeance dans le travail qui peut être considéré comme un point culminant. Lorsque je me suis retrouvée en situation de devoir « partager », « déléguer » la charge devenue beaucoup trop importante à force des années, l’obstacle s’est posé. qu’est-ce que je dois faire ? vais-je supporter que quelqu’un d’autre puisse faire aussi bien que moi ? on pourrait penser que c’est de la vanité, un manque de volonté de partager.C’est en fait plus compliqué, on se protège avec des barrières, on donne l’impression d’être magniac et pointilleux alors que toute la difficulté réside dans le fait de savoir lacher du leste et savoir faire une place aux autres, tout en sachant qu’on vous attend au tournant puisque vous avez la réputation de savoir tout gérer.
    Moi j’ai une collègue sympa qui en commençant à travailler avec moi a compris l’état de stress permanent et suicidaire dans lequel j’étais tombée.
    Avec sa largesse d’esprit, son côté « cool » mais sérieux, elle m’a réappris à poser mes valises de l’angoisse du travail trop bien fait et m’a permis de me réouvrir aux journées de travail agréables, plus profiter des relations professionnelles amicales. je revis !

  6. Bonjour,
    Laurence, je vous rassure, tout le monde a des croyances !
    Installées depuis l’enfance ou construites plus tard pour faire face à notre environnement, elles nous permettent souvent de « survivre » mais nous limitent en ce sens qu’elles nous font consommer énormément d’énergie pour un résultat moindre que celui que nous aurions obtenue sans.
    Le savoir est déjà un premier pas vers leur découverte (seul ce n’est pas facile !) puis vers leur disparition.
    J’ai découvert l’existence des croyances lors de ma formation au coaching. J’en ai levé quelques unes (et certaines bien costaudes !!) et je continue de m’y atteler à chaque fois que je rencontre un frein dans ma vie. C’est aussi, bien sur, le travail que je propose à mes clients, mais je ne suis pas là pour faire ma pub 😉
    Un petit clin d’oeil sur votre post, vous écrivez : « Jusqu’à dernièrement, j’aurais juré qu’aucune croyance limitative ne m’empêchait d’attendre mes objectifs » avec ATTENDRE en place d’atteindre. Tout est dit !
    Virginie

  7. hazard

    Laurence, est ce que cette croyance peut expliquer la procrastination? Parce que vous parlez déjà de « croyances » dans cet article https://sorganiser.wordpress.com/2010/07/30/je-procrastinais-ne-vous-deplaise/#comments . Je vous confirme que c’est une croyance fatigante qui épuise. Les listes et routines permettent de court-circuiter « la machine qui sert à inventer de nouvelles idées » (cerveau). Néanmoins, pour ma part, s’il y a trop de listes et routines, je suis vite rattrapée par le « comment je pourrai améliorer ».

  8. JOoo

    Décidemment, tout le monde se retrouve, dans cette analyse de nos facteurs limitants!
    Une croyance que j’ai eu du mal à cerner dans mon propre cas, est cette propension à systématiquement me comparer dans chaque domaine où je me lance, aux « meilleurs », ce qui est à la fois motivant mais surtout très frustrant! Difficile d’être meilleur en tout, et on trouve toujours quelqu’un qui a plus de compétences, plus de renommée… Je ne parle pas là de « jalousie », juste d’exigence, de référence placée systématiquement trop haut, ce qui empêche d’être satisfait de ce que l’on a réussi, même si c’est la première fois qu’on se lance!
    Et quand on a besoin de se lancer de nouveaux défis, en permanence, pour éviter la monotonie, la routine, on imagine l’insatisfaction chronique que cela peut générer!
    Allez à force de s’analyser de mieux se comprendre, on va tous approcher de la sagesse…

  9. Hazard, oui, nos croyances sont à la fois des moteurs quand elles nous poussent à faire des choses et des freins lorsqu’elles nous font procrastiner.

  10. JOoo, vous croyez que j’aurais dû baptiser mon blog « Devenir sage, c’est facile »? 🙂
    Cela dit, je vois très bien de quoi vous voulez parler lorsque vous évoquez la comparaison avec les autres. Imaginez comment les autres doivent souffrir s’ils se comparent à vous, vous qui entreprenez (et réussissez), représentez, innovez…;)

  11. Rechercher la perfection n’est pas un mal en soit .. mais comme tu le décrit cela doit être tres exigent

  12. Exactement le même problème chez moi. J’attends la fin de mes études et le lancement de carrière pour pouvoir apprendre à souffler. Mais, j’avoue que je vois pas trop comment faire.

  13. Sandra

    Si je puis me permettre, est-ce que vous êtes l’aînée de vos frères et soeurs ?
    Car mon cousin et moi, qui somment les aînés, avons discuté de ce sentiment d’insatisfaction perpétuelle de nos accomplissements.. et nous en avons déduit que cétait parceque nos Parents nous en avaient toujours demandé plus, et surtout, nous avez toujours donné plus de responsabilités…
    Bien sûr, ceci a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui… mais nous ne sommes jamais satisfaits de ce que nous avons accompli…
    J’ai moi-même pensé avoir réussi à « endormir » cette volonté de toujours faire mieux, mais des fois, j’explose, et je m’en veux !
    Je ne pense pas que l’on puisse vraiment changer notre façon de penser… ou bien seulement temporairement… car notre « éducation » nous rattrape…
    En plus des responsabilités, mes Parents m’ont toujours dit : « c’est normal que nous aspirions à ce que nos enfants soient meilleurs que nous »… ah, cette phrase… Je ne crois pas que je la dirai à mes enfants….
    En tout cas, si vous réussissez à changer, ou à contenir cette conviction, faites-le nous savoir ! 😀
    Merci pour cet article ! et Bon Courage !

  14. @ JOoo: j’ai vite abandonné la comparaison aux meilleurs de chaque catégorie, frontières, domaines, moyens à disposition mis de côté. Bien au contraire, la comparaison au cadre local est beaucoup heureuse sur ce plan 🙂

  15. Arcangelle

    Et si on apprenait simplement à mieux se connaitre ?

  16. Rachel Oo

    Après une très longue pause, je viens tout juste de reprendre un travail où il y a énormément de tâches répétitives. Le genre de job que j’aurai honni avant ma coupure professionnelle, qui m’aurait fait hurler et partir en courant.
    Et aujourd’hui, je crois bien que je m’en fiche! Et çà, c’est le réel progrès que j’ai réalisé ces dernières années. Ne pas en faire un drame, faut bien les faire, ces tâches, pour que ça roule. Ça ne m’empêche pas d’essayer petit à petit de les rendre moins rébarbatives, d’améliorer le système existant d’organisation (merci Laurence!) de faire des pauses vraiment ressourçantes pendant la journée (un petit plateau joli, ma tisane préférée du moment dans une jolie tasse, un biscuit et regarder le ciel le temps de boire ma tasse, plutôt que d’avaler café sur café tout en saisissant des données, par exemple).
    Ce qui a pu me limiter, c’était la peur de la faute. La perfectionnite suraïgue associée à une rangite sévère et une oui-ouite galopante. Le tout conduisant au débordement et à la procrastination…
    Ben ça c’est bien calmé aussi, même si j’ai toujours des bouffées régulièrement.
    Ça doit être les pauses tisanes…
    Ou alors, j’ai tout simplement vieilli 😉

  17. AM

    aie, aie, cette obligation de toujours faire mieux… Je connais cà …et du coup, cela est souvent un grand frein pour avancer parce qu’on sait qu’on n’ y arrivera pas forcément…
    rien à voir avec l’article: j’aurai besoin d’un conseil pour ranger mes nappes et serviettes..J’ai deux profondes étagères dans un placard pour les ranger mais c’est TOUJOURS le bazard… J’ai vu l’article avec la barre sur la porte du placard: super comme idée mais j’ai trop de nappes pour ce système… ;
    Mes servietttes sont toujours toutes mélangées: les blanches, les grises, lesjaunes…au secours! Merci Laurence!

  18. Rachel Oo, que j’aime la oui-ouite galopante! Merci. Quant à la rangite sévère, mon Dieu! En serais-je atteinte? 🙂

  19. Marie-Pierre

    J ai le même souci que AM pour les nappes et serviettes ! Du coup, les piles s’entremelent, le tout se froisse joyeusement. Laurence, au secours, une idée ?

  20. Rachel Oo

    La rangite sévère survient par bouffées, généralement à une heure incongrue et assez incompatible avec l’emploi du temps: il faut, là, tout de suite, maintenant, absolument TOUT sortir de TOUS les placards et trier, ranger, nettoyer avant le jour suivant, en prenant la ferme résolution de ne plus jamais se laisser déborder, résolution qui se désintégrera aux premières lueurs du jour…
    Non, je crois que vous n’avez aucun des symptômes 😀

  21. Anonyme

    Je crois bien m’être posée la question, un jour (où j’en avais marre de repasser pour la ènième fois les innombrables chemises de mon mari!) , concernant ces tâches répétitives qu’il faut effectuer sans avoir l’impression de s’être améliorée ou d’être plus efficace (comment se fait-il que je les voit revenir plus vite que je ne les ai repassées ?).

    Et en méditant sur cette question, je me suis dit que la vie est faite de tâches répétitives obligatoires, dont on ne se plaint pas, qu’on ne fait pas mieux à chaque fois, et je serai bien embêtée si je ne les faisait pas (manger, dormir …).

    J’en ai conclu : « Bon, ma vieille, ben, t’as qu’à rajouter « repasser, nettoyer, travailler, et plein d’autres choses normales à faire ». Depuis, ça m’arrive parfois, quand j’en ai terminé avec une de ces tâches répétitives enquiquinantes (non, j’aime bien autant repasser que manger !!), je me dis «Yes, you did it !». Et au travail, (pour être passée par une période de burn out : ben oui, je ne me trouvais jamais assez efficace ! Et me mettais la pression toute seule) maintenant, je relativise , et me dis que, ce que je fais, ben « c’est déjà pas si mal ! Voilà, sur ce, j’espère que je n’étais pas hors sujet.

  22. Merci Rachel Oo: en fait je souffre d’une rangite chronique. Permanente et que je veux contagieuse. Quelle horreur! 😉

  23. Voilà, Anonyme, c’est ça: ce que je fais « c’est déjà pas si mal ». Je vais méditer votre phrase. Merci

  24. zouzou

    hahaha ! comme c’est bien décrit Laurence… limitant pour soi, intéressant pour les chefs à la recherche de performance.. sauf quand le perfectionnisme et l’entraînement à cette amélioration continue sont difficiles à suivre : trop fort niveau d’exigence…
    ben wouais sauf que quand la question elle arrive et qui faut répondre viiiiiite, qui reste assez zen ?!
    Il faut avouer qu’une session de lâcher prise ressemble à des vacances, sauf qu’à un moment le ciel s’assombrit de stress…
    Bon et bien, beau sujet de réflexion à méditer pour s’améliorer et consommer moins d’énergie à toujours chercher à s’améliorer… arggghh tâche ardue en vue !
    Merci pour ce blog toujours aussi intéressant !

  25. On voit que vous connaissez votre sujet, Zouzou.
    Je me demande si vous ou d’autres perfectionnistes avez déjà essayé de faire « médiocre », « juste normal », « pas fignolé », « bâclé », exprès? Pour voir?
    Je ne sais même pas si j’oserais…

  26. J’ai déjà tenté à l’échelle du travail scolaire… Joie sur le coup de se dire « je vais avoir du tu temps libre », « fini l’obsession sans fin »… À chaque fois que j’ai essayé, j’ai fini par accumuler une masse de stress, parce qu’ayant voulant m’investir un minimum seulement, le moindre obstacle devenait géant, insupportable, insurmontable… Le pire c’est que j’ai fini souvent tout de même par passer beaucoup de temps pour « peaufiner » mon devoir bâclé.
    Quant aux résultats, c’est assez aléatoire. Parfois, on a vu juste parce qu’on a déjà été confronté à ce genre de tâches, parfois c’est la cata.

    Bref bien réfléchir avant de choisir de bâcler… La meilleure façon de bâcler est de le faire involontairement 🙂

  27. zouzou

    ouhlalalala… je sens poindre une crise d’urticaire juste à l’ID du bâclé ou médiocre !
    Il y a toujours moyen de faire du vite avec du sens par rapport à la demande ou d’en tirer des leçons par rapport aux évolutions d’organisation (se sont elles qui nous empêchent de réaliser les bilans rapidement d’une année sur l’autre !)
    Quand c’est pas fignolé, c’est une version projet pour un dossier à traiter en urgence (vous voyez la porte de sortie grâce à la version projet 😉 !) parce que personne dans les sphères supérieures anticipe sur des échéances rédondantes.

  28. Sandra, en fait, je suis la Fille du Milieu, dans ma famille. Je n’ai pas de souvenir de mes parents m’encourageant à faire toujours plus, toujours mieux. C’est moi toute seule qui suis responsable. J’essaie de changer ma façon de penser tout de même parce que je deviens inquiète au moindre signe de « stagnation ». Franchement, c’est ridicule et inutilement stressant.
    C’est intéressant que vous ayez comparé vos expériences en famille comme ça…

  29. Veromoda, quelle chance vous avez d’avoir une collègue qui vous aide à vous « détendre »! Je souhaite un tel environnement à tout le monde: une collègue cool et sérieuse, c’est le bonheur!

  30. J, tout à fait: c’est ce que je croyais aussi: se maintenir à niveau est potentiellement dangereux. Mais… non. Le niveau d’exigence des perfectionnistes est tel qu’ils sont déjà très bons par rapport aux autres. Juste ils ne s’en rendent pas compte. En fait, vous avez de la marge. Une grande marge.

  31. Marie-Pierre, votre commentaire est au contraire très bienvenu. Commentez autant que vous voulez! 😉

  32. Nicky, comme ça me parle, les recettes: je suis accusée de ne savoir faire que des prototypes en cuisine. Impossible de refaire deux fois la même recette. J’en serais bien incapable: j’ai ajouté des trucs, enlevé des machins, dans des proportions « au feeling »… sinon, c’est pas marrant, c’est pas nouveau, bref.

  33. Ou alors, Elodie, on fait un concours de perfectionnistes? Ca ne ferait rire que nous, mais bon, on a l’air nombreux… 😉

  34. orangette

    Dans le même goût, je me disais l’autre jour :
    « et si parfois on arrêtait de crâner, de croire et de faire croire qu’on peut tout faire bien… »
    Imaginez, collègues perfectionnistes : on arrêterait de faire toujours un gâteau fait maison, surtout celui qui est vraiment trop bon (et qui demande 3/4 d’heure de préparation parce qu’il faut râper les zestes, etc.) ; on irait dans une bonne boulangerie et on savourerait comme les autres ce bon gâteau qu’on n’a même pas fait en rendant hommage à celui dont c’est le métier. Oh, la saveur du repos et du lâcher prise, un délice !
    Merci encore, Laurence, pour ce nouvel article sur l’art de savourer le « c’est déjà pas mal », un regard joyeux sur ce qu’on a fait.

  35. Merci de nous partager votre découverte. En vous lisant, je me rends compte que je suis exactement pareille, et qu’en cette période de réflexion autour de la création éventuelle de mon activité professionnelle, ce défaut pourrait bien me gâcher la vie. D’en prendre conscience me permettra peut-être d’oser franchir le cap ! Merci, vraiment 🙂

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