Archives de Catégorie: S’organiser à la maison

Allez, c’est ta dernière chance avant la sortie

Je manifeste parfois mon indulgence d’une façon étrange. J’ai tendance à vouloir donner une dernière chance aux choses avant de cesser notre relation, si je peux dire.

Dans ma penderie

Ainsi, comme beaucoup de femmes, j’ai plus de vêtements qu’il n’est absolument nécessaire (parce que ça compte, la variété, non?). Mais, à côté de ça, je déteste posséder des habits que je ne porte pas.

En effet, quel serait l’intérêt à garder des tenues non utilisées?

  • Occuper de la place sur une tringle?
  • Me flageller parce que cette robe m’a coûté cher?
  • M’entraîner au pliage à la japonaise?
  • Me donner une (illusoire) sensation d’abondance?
  • Représenter (sans pour autant me permettre de la vivre) ma vie rêvée?

Par conséquent, j’ai un coin de ma penderie qui est réservé aux « Dernière chance avant la sortie ». J’y dépose les vêtements que je n’ai pas portés depuis longtemps et m’oblige à trouver une façon de les utiliser.

Si, au bout de quelque temps (c’est variable, je ne suis pas pour les contraintes excessives, tout de même), je n’ai pas réussi à les combiner, les retoucher moi-même, bref, ils n’ont pas saisi cette dernière chance, tant pis. Ils sortent de chez moi (Ebay ou Relais, dans mon cas). Bien entendu, je suis de bonne foi: si je parviens à trouver un usage à ces vêtements, je me réjouis de les faire revenir avec leurs congénères portés.

Sur ma table de nuit

J’agis de même pour les livres. Les accumuler, comme ça, sans même y toucher, me semble du gâchis (et, en tout cas, de l’encombrement poussiéreux).

J’ai donc un tas des « A lire, sinon… ». Sinon, je vous rassure, rien de grave.

Simplement, je me rappelle qu’il s’agit là de leur dernière chance d’être lus et que si je la laisse passer, ça peut signifier qu’ils n’étaient peut-être pas si importants que ça, finalement. Alors, je les aiderai à partir (délicat euphémisme pour désigner un recyclage).

Ce tas me sert aussi à me discipliner: pas de nouveau livre tant que je n’ai pas donné d’abord leur chance à ceux qui sont empilés.

Ailleurs aussi?

Il me semble qu’on peut faire de même avec les livres de recette par exemple, les équipements de cuisine, le matériel de travaux manuels…

Qu’en pensez-vous, chers lecteurs? Utilisez-vous aussi une technique de ce genre pour maximiser vos possessions ou freiner vos acquisitions?

 

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2018: vers la sérénité?

Je voudrais vous souhaiter une année 2018 sereine, à ma façon.

La sérénité, je la conçois ainsi*, en plusieurs étapes:

Réfléchir seul ou à plusieurs à nos objectifs dans les 3 à 6 mois à venir

Sans objectif, on risque d’être perpétuellement déçu des événements ou de nos (absences d’) actions. Tendance à papillonner et procrastination nous guettent d’autant plus qu’on ne sait pas où on veut aller.

Choisir ses priorités, ça veut aussi dire « non » aux autres sollicitations: mais si, c’est possible. C’est même indispensable.

Repérer ce qui pourrait freiner l’atteinte de ces objectifs et tenter d’en venir à bout

Des papiers en désordre, des emails qu’on ne retrouve plus, des occasions ratées, un peu trop de Fausses Bonnes Idées dans votre environnement, une difficulté à passer à l’action, des croyances bizarres… en voilà des freins!

Repérer ce qui pourrait faciliter l’atteinte de ces objectifs et trouver les actions qui vont dans le bon sens

Couper l’herbe sous le pied de sa procrastination, mettre en place un système de classement qui nous permet de tout retrouver,  acheter l’un de ces excellents guides écrits tout exprès, comprendre que tout repose sur des petites actions quotidiennes, s’organiser enfin, voire s’inscrire à une formation

Fédérer les personnes qui pourraient nous aider à atteindre ces objectifs

Vos proches, bien sûr. Commençons par eux. Un écureuil se cache (façon de parler) parmi eux? C’est tout de même jouable.

Rester souple pour pouvoir tenir compte des inévitables imprévus

Ce n’est pas en décrétant « je me bloque trois heures pour m’occuper du dossier X » ou « il faut absolument … » que tout se passera comme prévu.  Alors, il vaut mieux se tourner vers la to-do list continue.

… Et se faire confiance

Vous avez remarqué qu’une année sereine ne veut pas dire une année mollassonne, à ne rien faire. En tout cas, de mon point de vue. Et justement, chers lecteurs, ce serait quoi, pour vous, une année sereine?

* bien entendu, rien ne vous empêche de vous mettre à la méditation, au yoga , aux quatre accords toltèques de Miguel Ruiz et à la communication non violente: ça aussi, ça aide à la sérénité.

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Avec ces nouveautés, on se sent enfin compris

Le lien entre le papier et le numérique: enfin!

Quand Oxford (vous savez, les cahiers, les agendas?) m’a parlé de son appli gratuite Scribzee, j’ai tout de suite été séduite.

Ca faisait longtemps que les organisonautes de ce pays (et sans doute d’ailleurs) cherchaient à réconcilier l’aspect spontané de l’écriture sur papier et l’ubiquité de l’accès aux informations numériques. Conserver ses écrits, les lire de n’importe où, les trier, les partager? Avec mon téléphone portable? Eh oui.

Je vous laisse découvrir ce dont il s’agit en vous dirigeant sur le blog de Scribzee (sur lequel j’interviens, vous l’aurez remarqué).

Les organisations pro et perso dans un même outil: enfin!

On en a toutes assez  de jongler entre vie privée et vie professionnelle. Des deux côtés, on a besoin d’une organisation en béton. Sixtine l’a bien compris et m’a envoyé sa dernière création: « Mon petit organisateur de vie« .  Elle a gentiment accepté de me laisser l’évaluer et de lui donner mon avis. Alors, c’est parti.

Ca ressemble à un agenda, à première vue. Joli, l’agenda. Ni « fifille-j’aime-les-licornes », ni « je suis une Maman-et-seule-ma-famille-compte », ni « je suis une killeuse-en-open-space ». Montrable en toutes circonstances, donc.

Couverture souple et plastifiée, avé l’élastique qui va bien. Mais ce n’est pas un agenda tout bête.

On y trouve, dans l’ordre:

Un agenda par trimestre (hello les commerciales), avec numéro de semaine (hello les industrielles), puis un planning au mois, puis (attention: génie), agenda à la semaine dont chaque jour est coupé en deux verticalement: à gauche le perso, à droite le pro. Plus un espace dans le bas pour les tâches du jour, sans heure.

A la fin du mois, on trouve une rubrique Dépenses/recettes, là encore pro/perso. Puis une page de notes et un suivi d’objectifs très visuel.

A la fin de l’organisateur, on découvre un récapitulatif mensuel des dépenses et recettes, des emplacements tout prêts pour des listes à remplir et (non, elle y a pensé?), des listes de tâches ménagères hebdomadaires, un emplacement pour les routines, des listes pour les menus et juste en face,  des listes de courses à détacher (différents commerces), listes de départ en vacances, des emplois du temps (famille nombreuse? Mais oui).

Puis toute une section pro (y compris un emplacement pour vos statistiques si vous animez un blog, pour des sites web à retenir).

Enfin, la pochette plastique qui vous permettra de regrouper justificatifs et tickets en tout genre et une planche d’autocollants.

Elle a même pensé à nos sacs à main et propose donc son organisateur de vie au semestre, pour que ce ce ne soit pas trop lourd.

Mon bémol: la partie pro est très orientée blogueuse mais je pense qu’on peut l’utiliser en « slasheuse‘, tout court.

Si je devais résumer mon opinion sur ce joli objet, ce serait: le meilleur du kakebo + bullet journal +astuces d’organisation éprouvées. Combo gagnant.

 

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Pourquoi nos listes de tâches n’avancent-elles pas à la même vitesse?

Aurélie me faisait remarquer que ses listes de tâches au travail avancent (descendent? se font cocher?) plutôt vite et bien mais qu’il n’en va pas de même pour sa liste de tâches à faire à la maison. Mais pourquoi diable? Comment se fait-ce?

Plusieurs pistes possibles:

De l’art de s’accommoder des contraintes

En général, au travail, on évolue avec davantage de contraintes: date-limite, réunion, demande des clients, impératifs provenant d’autres services… Du coup, nous sommes en quelque sorte obligés d’avancer, de faire les choses. Ce qui maintient un rythme soutenu et régulier de « tiens, et encore une tâche cochée, YES! ». En revanche, moins de contraintes dans la vie privée = moins de tâches cochées. Après tout, qui va venir vous tirer les oreilles si vous n’êtes pas allée courir mardi soir ou si la serpillère n’est pas passée dimanche? Personne, j’espère.

Je trouve donc tout à fait normal que la liste « travail » soit cochée avec plus de diligence que la liste « maison ».

De cette manie qu’on a d’avoir les yeux plus gros que le ventre

Il se peut que, pleine de bonnes intentions (ah là là, vous aussi?), vous soyez un poil trop ambitieuse.

Autrement dit, vous notez plein de choses sur votre cahier, en étant persuadée que le simple fait de les écrire va les rendre plus probables. Bien sûr, puisque c’est écrit, c’est censé être motivant, non?

Eh non. Il faut un ingrédient supplémentaire, plus subtil: la notion d’engagement.

C’est-à-dire qu’au moment d’écrire une tâche, il faut être convaincu qu’elle est importante, qu’elle mérite d’être faite. Tiens, par exemple: jamais au grand jamais je ne noterais « perdre 3 kilos » sur ma liste. D’abord, c’est vrai que ce n’est pas tout à fait une « tâche ». C’est plus une intention. Et un peu vague en plus. Et à laquelle je ne crois guère, tout bien pesé (c’est le cas de le dire), vu qu’en plus, on approche des fêtes.

Donc, faites maigrir (mais qu’est-ce que j’ai avec ça, moi?) votre liste. N’y notez que des tâches sur lesquelles vous vous engagez vraiment.

De la technique des petits pois pas

Peut-être aussi, pour aller vite, notez-vous des tâches trop « dodues » (allez, encore un petit truc comme ça et j’arrête les métaphores nourricières). J’entends par là que « Acheter les cadeaux de Noël » ressemble à une tâche, c’est vrai. Mais pour pouvoir la réaliser, encore faut-il savoir ce qu’on va acheter. Et du coup, « Acheter les cadeaux de Noël » met du temps à être cochée. Parce qu’en réalité votre tâche devrait plutôt être « Appeler Pascale pour lui demander ce qui ferait plaisir à Bastien ».

Décortiquez, chers lecteurs (tiens, comme le homard ou les crevettes. Ok, je sors).

A propos de décortiquage, vous aimerez sans doute lire cet article sur les to-do lists vraiment utiles. Et celui-ci devrait vous aider également: on y parle de l’intérêt de décloisonner vie privée et vie pro.

 

 

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Comment se servir efficacement d’un agenda?

C’est le commentaire de Cathie qui m’a interpellé sur ce sujet. Elle dit, fort justement, que si on inscrit la date-limite sur son agenda et qu’il nous arrive un imprévu, par exemple, on se retrouve obligé de faire les choses au dernier moment.  Pour palier cette difficulté, que peut-on faire?

1- Tricher sur la date-limite

Au lieu d’indiquer le 23 octobre (vraie date-limite), on note l’événement quelques jours avant.

Avantage de cette technique: ça laisse de la marge, c’est prudent

Inconvénient: si on a besoin d’un suivi quelconque, impossible de de se souvenir de la date exacte, puisqu’on a triché

Conclusion: je ne recommande pas cette technique.

2- Noter à plusieurs endroits, au besoin en recopiant

On note la date-limite sur son agenda, puis on la gribouille sur un Post-it et on se la re-note sur le cahier quand la date approche. Ou tout ça, mais dans un ordre différent.

Avantage de cette technique: ah ça, on ne risque pas d’oublier! A force d’écrire et ré-écrire, ça finit par être bien inscrit dans notre mémoire

Inconvénient: augmentation du stress et perte de temps (recopiages incessants)

Conclusion: stress + perte de temps = où sont l’efficacité et la sérénité, là-dedans, je vous le demande?

3- Distinguer l’événement proprement dit des actions nécessaires

Prenons l’exemple des fêtes de fin d’année (qui approchent, je ne voudrais pas vous stresser, chers lecteurs, mais… tout de même… ça approche. Bref).

Si vous indiquez sur votre agenda, au 24 décembre: « Noël », c’est très bien. Mais ça ne suffit pas pour obtenir un Noël réussi. Parce que la question se pose alors: que faire de toutes les actions menant à Noël? Exemples: invitations? Où? Qui apporte quoi? Cadeaux? Menu? Courses? Et j’en passe…

Considérons que « Noël Réussi » est un projet (plus à ce sujet ici). Quelle est la première action que je dois faire pour entamer ce projet? Celle qui « débloquera » tout le reste? Après réflexion, je découvre qu’il faut avant tout que j’appelle Marie-Claire pour connaître ses dates de disponibilité parce qu’elle est commerçante et qu’elle travaille pendant les fêtes de fin d’année. Nous devrons donc choisir la date du repas familial en fonction d’elle.

Cette action « Appeler Marie Claire » doit-elle être faite à une date précise (sous peine de faire rater mon projet)?

Si oui, je vais la noter sur mon agenda. Mettons au 24 novembre.

Pourquoi ai-je choisi le 24 novembre (me demande Phèdre en commentaire)? Parce qu’appeler Marie-Claire avant cette date ne sert à rien (elle n’aura pas encore son planning).  Et puis, à partir du 25 novembre, entre mes propres emplois du temps professionnel et familial, c’est moi qui n’aurai plus le temps de l’appeler! De plus, si je veux pouvoir planifier tout le reste du « projet » et prévenir toute ma smala dans des délais raisonnables, la date idéale, par rapport à toutes ces contraintes, est le 24 novembre.

Donc, on se retrouve avec deux choses notées sur l’agenda: l’événement « final » et l’action nécessaire au démarrage.

En revanche, si je ne suis pas à quelques jours près, pour l’appeler, je vais alors noter l’action « Appeler Marie-Claire » sur mon cahier d’actions.

Avantage de cette technique: les choses ne sont notées qu’une seule fois et à un seul endroit (cahier ou agenda)

Inconvénient: réfléchir en termes d’action et relire tous les jours agenda et cahier (discipline!)

Conclusion: je suis partiale,  cette technique est précisément celle que je recommande dans mes formations et dans Apprendre à s’organiser, c’est facile

 

 

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On s’allège le quotidien

« Penser à tout, tout le temps, pour les autres, c’est épuisant. Conseils et astuces de pros pour mieux anticiper, impliquer et déléguer sans culpabiliser! » . A lire l’article d’ Isabelle Soing dans le numéro de novembre d’Avantages.

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Organisation et plaisir: incompatible?

MoutonSauteMais, Laurence, quel plaisir pouvons-nous bien trouver à nous organiser? Pour nous, Bordéliques de fraîche date ou Bordéliques-nés, l’organisation est une contrainte. Et les contraintes, on n’aime pas ça. Allez, on vous lance un défi: essayez de nous convaincre qu’organisation et plaisir vont de pair.

Le plaisir simple du « ça, c’est fait ».

Tout le monde le connaît celui-là. Il suffit d’avoir, une fois dans sa vie, coché une liste de choses à faire, même toute petite, pour s’envoyer des bouffées de satisfaction qui font drôlement du bien à l’ego. La liste permet de bien visualiser ce qu’on a réussi à faire. Ca marche moins bien si c’est simplement dans notre tête.

Le plaisir du « ça roule tout seul »

Ce plaisir-là, on le trouve par exemple, quand on possède une ckeck-list et qu’on la passe en revue, item après item.

Prenons un exemple: vous êtes à peine revenus de vacances et vous souvenez encore bien de la difficulté que ça a représenté de préparer les affaires de tout le monde avant de partir. Sans parler des actions à effectuer (clefs, plantes vertes, animal, renouvellement de papiers d’identité…). Cela vous a occupé la tête pendant plusieurs jours, vous avez fini par boucler les valises à minuit alors que vous deviez partir le lendemain à 5 h du matin.  Et pour tout dire, vous avez embarqué quelques vêtements encore humides parce que vous aviez réalisé qu’il en restait dans le sèche-linge. Vous avez dû racheter des tongs et des paréos sur place parce que plus personne ne savait où ils étaient rangés.  Bref, vous êtes partis en vacances avec un niveau de stress phénoménal et vous êtes juré « plus jamais ça ». C’est vrai, quoi, il est où le plaisir, dans ces cas-là?

Pour vous éviter ces mauvaises expériences, et donc trouver du plaisir à  préparer vos vacances (pour poursuivre mon exemple),  il s’agit de séparer la phase de réflexion (stimulante, imaginative et donc plaisante) de la phase d’exécution pure.

On va d’abord constituer une check-list. Si les pilotes d’avion et les cuisiniers le font, on peut le faire aussi.

  • On démarre la liste sur un support qu’on aime bien, qu’on pourra retrouver à volonté  et qu’on peut déplacer (notes de votre téléphone portable, Evernote, cahier, voire, à ce stade, une feuille volante mais c’est risqué).
  • On inscrit tout ce à quoi on pense, en passant en revue mentalement une journée-type en vacances, par exemple.
  • Quand on pense qu’on a fait le tour, on laisse reposer.
  • Inévitablement, d’autres idées nous viendront en tête plus tard: il faudra bien sûr les ajouter à la liste. On peut modifier, enrichir, simplifier cette liste. A un moment, on sent qu’elle est aussi complète que possible.

Phase 1, dite de réflexion, terminée. Sans précipitation ni stress. Pas mal.

Phase 2: l’exécution.

Si vous avez déjà essayé de suivre une recette mal écrite, où vous découvrez en cours de route qu’il faut 50 grammes de beurre et de la farine,  alors que vous n’en avez pas, vous comprenez où je veux en venir. Le plaisir de la check-list vient de la possibilité de la suivre fidèlement, aveuglément, sans se poser de question, quel que soit votre état de fatigue ou (d’absence) de concentration.

Les valises vont se remplir presque toutes seules, le chat sera nourri en votre absence puisque vous y aurez pensé au bon moment, rien ne sera oublié, aucun enfant ne sera grondé et personne ne boudera dans la voiture jusqu’au péage de Saint Arnoult.

Le droit de s’accorder… du plaisir

Quand nous parlâmes de procrastination, sur le blog, je vous disais à quel point  les récompenses sont indispensables pour s’encourager à chaque fois qu’on choisit de passer à l’action au lieu de repousser à plus tard.

J’entends souvent « je ne m’autorise pas à faire quelque chose qui me ferait plaisir parce que je n’ai toujours pas rangé mon salon/trié mes vêtements/fait le ménage… ». Là encore, il est où, le plaisir? Non seulement vous avez reporté (encore) une activité que vous n’aimez guère, mais en plus vous vous sentez coupable et en plus vous vous punissez. Halte-là! Mon coeur tendre d’organisatrice supporte très mal ces souffrances morales. Jurez-vous la chose suivante: si, après la lecture de cet article, vous attaquez une « corvée » (attention: attaquer ne veut pas forcément dire « finir »), vous vous accorderez quelque chose qui vous fait plaisir:

  • si vous étiez dans le salon: regarder un film, écouter de la musique que vous aimez, lire un magazine
  • si vous étiez dans la cuisine: fabriquer un plat que vous aimez (mais pas forcément vos proches), inviter quelqu’un à prendre le café
  • si vous étiez dans votre salle de bain: se faire couler un bain moussant, se mettre du vernis sur les pieds
  • si vous étiez dans votre chambre: faire une petite sieste, lire au lit…

Choisissez un truc bien égoïste, régressif, qui signale « paresse, détente, voire gros péché ».

Le plaisir de se sentir progresser

J’ai la chance d’avoir des lecteurs qui me disent qu’ils font des progrès en organisation grâce à ce blog et mes livres. J’imagine que c’est parce que ça leur fait plaisir qu’ils m’en parlent.

Alors? Convaincus?

Pour aller plus loin:

  • Tiens, puisqu’on parle vacances et que, si ça trouve, vos valises ne sont pas encore tout à fait vidées… cet article va vous aider.
  • Ah! la check-list qui sauve le cerveau. C’est ici aussi.
  • Après « organisation et plaisir », pourquoi pas « organisation et confiance« ?
  • Enfin,  il me semble que « du Temps pour moi » et vos commentaires complètent bien  cet article du jour.

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A la rentrée, s’organiser c’est (encore plus) facile

Pour préparer la rentrée, j’ai quelques nouvelles à vous annoncer:

A la radio

Ma co-auteure Stéphanie et moi sommes invitées à l’émission de Sophie Nouaille sur Radio Notre Dame, en direct,  demain mercredi 30 août, de 9h à 10h.

Plus radiophoniques que nous, ça se peut pas. Enfin, je parle pour Stéphanie, qui a davantage l’habitude que moi…

Dans les librairies

« Le Grand Livre pour s’organiser » devient « Apprendre à s’organiser, c’est facile!« , tout beau, tout « relooké », comme on dit chez Eyrolles. En voici la couverture:

Apprendre à s'organiser c'est facile

On sent bien que cette jeune femme a besoin de ce guide, non? Notez toutefois que les conseils qu’il contient conviennent à tous les âges et tous les sexes, à l’école, au travail et à la maison. Et que, grâce à notre méthode, vous n’aurez plus jamais besoin de notes adhésives (sauf si ça vous fait plaisir, bien entendu).

En live

Le programme d’ateliers à la médiathèque François Mitterrand des Ulis (91) reprend et ça m’enchante.

On va pouvoir faire connaissance (ou se revoir pour certains d’entre vous).

J’y anime:

« Convaincre en deux minutes grâce au mind mapping »

samedi 23 septembre, de 11h00 à 12h30.

C’est gratuit, l’entrée est libre, la médiathèque fournit le matériel.

 

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Les VBI (vraies bonnes idées) de la semaine

Je suis allée piocher dans le catalogue Helline pour ces trois objets que je trouve bien utiles pour votre organisation à la maison:

 

L’égouttoir d’angle

Original et bien pratique dans une toute petite cuisine.

L’organiseur de bain (ou de WC)

Parce que c’est tout de même plus esthétique d’y stocker les produits d’hygiène féminine, par exemple. Ou encore le pschitt des toilettes, ou le papier, ou … à vous de voir.

Le vestiaire de porte

A placer par-dessus une porte (pas de trous à faire). On y met la veille au soir la tenue qu’on a l’intention de porter le lendemain ou les vêtements du jour, portés une fois et qu’on souhaite aérer avant de les ranger (note personnelle: Carol, j’ai pensé à vous pour celui-ci).

Et vous, chers lecteurs, possédez-vous des objets tout simples, comme ceux-ci, qui vous simplifient la vie? Vous nous en parlez?

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Bras trop courts ou placards trop profonds?

Peu importe votre anatomie, allez. Dès qu’on parle de rangements en hauteur, particulièrement dans la cuisine, on se trouve confronté au problème évoqué dans le titre de cet article. Dès lors, je trouve bienvenue l’idée ci-dessous.

Notez l’alternance entre étagères accessibles, peu profondes et tout en haut, une nouvelle rangée de placards, plus profonds pour les objets à usage moins fréquents.

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